Nicolas Sarkozy en meeting à Toulon, le 7 février 2007 © TF1/LCILe candidat UMP à l'élection présidentielle était mercredi soir en meeting à Toulon. Devant 10.000 personnes selon l'UMP, Nicolas Sarkozy a plaidé pour une "Union Méditerranéenne", concomitante de l'Union européenne. "C'est à la France, européenne et méditerranéenne à la fois, de prendre l'initiative avec le Portugal, l'Espagne, l'Italie, la Grèce et Chypre, d'une Union Méditerranéenne comme elle prit jadis l'initiative de construire l'Union européenne", a-t-il déclaré, sans pour autant préciser quels pays pourraient faire partie de cette institution.
Cette union aurait pour "vocation à travailler étroitement avec l'Union Européenne" et aurait avec elle "des institutions communes". Opposé à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne, car "l'Europe ne peut pas s'élargir sans arrêt si elle veut avoir une identité", il a néanmoins souhaité que ce "grand pays méditerranéen" soit le "pivot" de cette union. "C'est la grande ambition commune que je veux proposer à la Turquie", a-t-il souligné.
Immigration choisie, organisée et maîtrisée ensemble
L'union de la Méditerranée pourrait s'organiser autour d'une rencontre périodique de ses chefs d'Etats et de gouvernements "comme les grands pays industrialisés ont leur G8. Elle aurait un Conseil de la Méditerranée comme l'Europe a le Conseil de l'Europe", a-t-il poursuivi.
C'est également dans la perspective de cette union qu'il "faut concevoir l'immigration choisie, c'est-à-dire décidée, organisée et maîtrisée ensemble", a-t-il ajouté. En ce sens, il a souhaité l'élaboration d''"une convention entre tous les pays méditerranéens pour faciliter les reconduites à la frontière" et que "celui qui a été reconduit dans son pays ne puisse pas obtenir un titre de séjour en France pendant les cinq ans qui suivent".
"Tendre la main aux Algériens, aux Marocains, aux Tunisiens"
A Toulon, dont la municipalité, UMP depuis 2001, était passée au Front national en 1995, Nicolas Sarkozy a aussi plaidé pour les rapatriés et les harkis. Fustigeant les "adeptes de la repentance", il a affirmé que c'est aux rapatriés et aux enfants de harkis que "la France doit des excuses".
Le candidat veut également "tendre la main aux Algériens, aux Marocains, aux Tunisiens" et leur dire que "la France les accueille fraternellement". Mais à celui "qui veut devenir Français, d'où qu'il vienne", Nicolas Sarkozy a précisé : "si tu veux devenir français, tu dois être fier de la France. Personne n'est obligé de vivre en France".
D'après agence

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