Sarkozy retire le volet "santé mentale"

le 13 février 2007 à 15h21 , mis à jour le 13 février 2007 à 18h12

Ce texte faisait l'objet de nombreuses critiques de la part des professionnels de la psychiatrie. Cette partie du projet prévoyait notamment la création d'un fichier national de patients ayant été hospitalisés d'office en psychiatrie.

Nicolas Sarkozy, le 11 février 2007, à la MutualitéNicolas Sarkozy, le 11 février 2007, à la Mutualité © TF1-LCI

Nicolas Sarkozy fait marche arrière face aux critiques des psychiatres. Le ministre de l'Intérieur a annoncé mardi aux députés qu'il retirait son volet "santé mentale" du texte sur la prévention de la délinquance.

"Je n'ai jamais assimilé maladie et délinquance", a dit le ministre. "Jamais nous n'avons nié la nécessité d'une réforme d'ensemble de la loi de 1990 sur les hospitalisations sous contrainte", a-t-il ajouté alors qu'il présentait son texte en deuxième lecture à l'Assemblée. "J'ai donc décidé de vous proposer de retirer du projet de loi les dispositions relatives aux hospitalisations d'office. Et je m'engage aussi à ce que cette réforme d'ensemble soit proposée au Parlement dès l'ouverture de la prochaine session si le peuple français me confiait des responsabilités importantes", a poursuivi Nicolas Sarkozy. Il s'agit du dernier projet de loi débattu à l'Assemblée avant la fin de la session parlementaire, le 22 février prochain.

Un volet très décrié par les psychiatres

Plus tôt dans l'après-midi, Bernard Accoyer avait préparé le terrain du ministre de l'Intérieur. Selon le chef de file des députés UMP, Nicolas Sarkozy devait  "apaiser" les attentes exprimées par "les familles et les professionnels concernés par les maladies mentales" sur le volet psychiatrie du projet de loi. "Il y a des interrogations et des préoccupations graves des familles et des professionnels concernés par les maladies mentales, nous avons toute confiance dans le ministre d'Etat pour apaiser leurs attentes", avait-il déclaré, sans donner plus de précisions sur la teneur de l'intervention de Nicolas Sarkozy.

La présence d'un volet psychiatrie dans un texte relatif à la délinquance était vivement critiquée par les familles et les professionnels, qui dénonçaient un "amalgame inacceptable" entre troubles mentaux et délinquance. Ce projet de loi avait notamment pour but de renforcer le rôle des maires dans les procédures d'hospitalisation d'office, c'est-à-dire contre la volonté du patient, et prévoyait la création d'un fichier national de patients ayant été hospitalisés d'office en psychiatrie. Quatre syndicats avaient appelé les 3 500 psychiatres hospitaliers à faire grève ce mardi pour obtenir le retrait de ces articles.

Avec agence

le 13 février 2007 à 15:21
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6 Commentaires

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  • Bidou, le 13/02/2007 à 18h18

    Il n'est pas très engageant de voir un futur président reculer devant un lobby.

  • VINCENTI, le 13/02/2007 à 18h11

    Ne devrait on justement faire passer des tests psychiatriques aux candidats ..avant de leur remettre le sort du pays entre les mains?...

  • Michel, le 13/02/2007 à 16h53

    En 2002 quand daniel Vaillant a laissé sa place à Sarkosy,la délinquence était une catastrophe nationale.Sarkosy a fait du bon travail, mais dans ce domaine, çà n'est jamais parfait.

  • Ivars, le 13/02/2007 à 16h50

    Il suffit d'ouvrir les yeux dans la rue,tout simplement,pour s'appercevoir qu'il y a beaucoup trop de gens "délinquants"de la cervelle sur le trottoir!!!

  • Jacques, le 13/02/2007 à 16h50

    La délinquance et l'écologie sont les deux points faibles de Sarkozy. S'il perd l'élection présidentielle ce qui est probable ce sera par son manque de conviction en autre sur ces deux points faibles .....

  • Psy pas fou, le 13/02/2007 à 16h31

    Cest tres bien il faut punir !!!! ds les asiles les fous nont rien a faire en prison ! bravo ! les psys sont pas daccord car ils vont avoir plus de boulot c cela le hic pr eux !qd les fous sont en prison les psys cest pas a eux de les gerer ! allez au boulot les psys !

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