Dominique Voynet est l'invitée de "J'ai une question à vous poser" le 26 février sur TF1. © TF1-LCI- Voynet : "une allocation autonomie pour les étudiants"
"Notre pays consacre beaucoup moins d'argent à l'université que les autres pays européens", a déclaré la candidate des Verts, en dénonçant la "misère bien connue" de l'université française dont elle a proposé de "revaloriser le budget". Elle a pointé du doigt la "sélection par l'échec à chaque étape" de la scolarité, souhaitant faire passer "le message que par l'école, par l'éducation, on choisit sa vie", chacun devant pouvoir y acquérir des connaissances minimum "pour des citoyens qui devront changer de métiers plusieurs fois". Sa solution : la création d'une allocation autonomie pour les étudiants.
Sur le plan social et économique, elle a souhaité "que le temps partiel soit mieux payé" et que le système des minima sociaux soit adapté pour que "quand on reprend un travail ça ne se traduise pas par une perte de revenus".
Interrogée sur la place des handicapés, elle a regretté "la modestie de l'allocation adulte handicapé", et sur la question du nombre de places disponibles en crèche, Dominique Voynet s'est déclarée "favorable à un service public de la petite enfance".
- Bové : "je ne regrette rien"
Le candidat altermondialiste a affirmé qu'il ne "regrettait" pas d'avoir fauché des OGM. "Quand on été condamné pour ses idées, on ne regrette pas", a-t-il expliqué. "J'ai toujours agi dans le respect des personnes", "j'ai fauché des champs parce qu'on n'avait pas d'autres solutions, je l'ai fait à visage découvert" et "je l'assume", a ajouté l'ancien porte-parole de la Confédération paysanne, dont la condamnation à quatre mois de prison ferme pour arrachage d'OGM en 2005 a été confirmée le jour même de sa déclaration de candidature. "Si la démocratie fonctionnait, on ne serait pas obligé de désobéir", a-t-il conclu sur ce sujet.
Le leader altermondialiste a estimé que la question de l'inéligibilité se posait en revanche dans d'autres situations : "Les élus qui ont été condamnés à des peines d'inéligibilité se représentent à des élections, je trouve que ce n'est pas normal", a-t-il lancé.
Concernant le logement, selon lui, "une commune qui ne respecte pas ses obligations" en matière de construction de logements sociaux "devrait voir ses subventions supprimées et le maire (devrait) être déclaré inéligible".
- Laguiller : c'est bien la der des der
Alors que Ségolène Royal propose de passer le SMIC à 1 500 euros d'ici 5 ans, la candidate de la Lutte ouvrière a affirmé qu'il fallait le porter "tout de suite" à 1 500 euros net par mois. "On ne peut pas vivre correctement avec moins de 1 500 euros net par mois", a-t-elle lancé. Pour défendre l'emploi, elle a une nouvelle fois suggéré d"interdire les licenciements dans les entreprises qui font des profits". Concernant les retraites, elle a jugé "scandaleux" que "depuis dix ans, on ait réussi à remettre en cause l'âge du départ et le montant de la pension". "Il faut revenir en arrière sur toutes les réformes Raffarin, Fillon et Balladur", a-t-elle clamé.
Interrogée sur le fait de savoir si son bilan n'est pas stérile, alors qu'elle se présente pour la sixième fois à la présidentielle, elle a dit : "Je trouve moins stérile ce que j'ai fait, défendre dans les toutes campagnes les travailleurs, que d'avoir participé de manière minoritaire, comme le PCF ou les Verts" à "des gouvernements qui n'ont rien fait".
Arlette Laguiller, qui a confirmé que cette sixième campagne présidentielle serait la dernière, a conclu en expliquant que "ce ne sont pas les patrons en tant que tels que (je) combats, c'est le capitalisme, ce système complètement fou basé sur la spéculation".
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