Jean-Marie Le Pen, le 14 mars 2007 © Elections Présidentelle/TF1-LCIJean-Marie Le Pen sera bien candidat à la présidentielle et ce, pour la cinquième fois. Après plusieurs semaines d'inquiétude, l'heure est désormais au soulagement au QG du FN. Le leader frontiste a en effet recueilli 535 parrainages nécessaires à sa candidature. Jean-Marie Le Pen, accompagné de sa fille Marine, s'est d'ailleurs rendu lui-même au Conseil constitutionnel pour déposer les précieux sésames.
"Il y eu a une offensive de sabotage délibéré, organisé. C'était très inquiétant", a-t-il déclaré à son arrivée. "C'était plus difficile qu'en 2002". A l'issue de la remise de ses signature, et remerciant les candidats qui ont appelé à aider les "petits" candidats, il a toutefois estimé : "il est possible que Nicolas Sarkozy ne l'ait pas fait seulement par amour pour Jean-Marie Le Pen". Requinqué, il a promis "cette année encore, de grandes surprises et beaucoup de grincements de dents le soir du premier tour". Ironisant au passage sur "la bulle médiatique" qu'est pour lui la montée de Francois Bayrou dans les sondages, il a prédit son score du premier tour : "au-dessus de 20% et c'est à ce niveau-là que va se situer le vrai partage", a-t-il déclaré le soir même sur France 2.
Coup de pouce ?
"Le but n'était pas de maintenir le suspense. A partir du moment où on les a, on le dit", a souligné Marine Le Pen, à propos des spéculations de certains commentateurs sur une possible exagération par le FN de sa difficulté à obtenir ses parrainages. "Il nous en reste encore quelques uns dans les tuyaux" pour les jours à venir, avant la date limite, vendredi à 18h, a-t-elle ajouté. Pour Marine Le Pen, le FN doit ses signatures avant tout à la mobilisation ces derniers jours de "60 personnes au Paquebot", le siège du parti, et de "150 sur le terrain".
Contrirement à son père, elle a estimé que la déclaration de Nicolas Sarkozy la semaine dernière, disant qu'il se battrait pour que le chef du FN et Olivier Besancenot aient leurs signatures, n'avait pas eu d'effet mesurable sur les rentrées de parrainages. "L'UMP n'a pas donné de coup de pouce. L'UMP a conservé ses signatures pour son candidat" a pour sa part déclaré François Fillon, conseiller politique de Nicolas Sarkozy.
En 2002 déjà, Jean-Marie Le Pen avait laissé planer le doute jusqu'au dernier moment sur sa capacité à obtenir les précieuses signatures. Ses difficultés de cette année, en dépit de sa présence au deuxième tour de la présidentielle de 2002, ont relancé le débat sur une éventuelle réforme du système des parrainages.
Où en sont les autres candidats ? Cliquez ici pour suivre la course aux signatures.
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