Nicolas Sarkozy, en meeting à Strasbourg le 21 février 2007 © TF1-LCINicolas Sarkozy a publié lundi une lettre du directeur général des impôts (DGI) affirmant n'avoir détecté aucune anomalie dans la déclaration de son patrimoine. La publication de cette lettre datée du 5 mars par son QG de campagne est le dernier élément en date de la riposte du ministre de l'Intérieur à Libération et au Canard Enchaîné, qui l'ont mis en cause la semaine dernière.
Dans un article publié jeudi sous le titre "Le soupçon", le quotidien s'étonnait que Nicolas Sarkozy n'ait commencé à payer l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) qu'en 2006 (1988 euros pour un patrimoine net d'environ 1.137.000 euros). La veille, l'hebdomadaire satirique l'avait accusé d'avoir bénéficié d'avantages de la part d'un promoteur, lors de l'achat et de l'aménagement, en 1997 à Neuilly, d'un duplex qu'il a revendu l'année dernière.
Dans sa lettre, le DGI rappelle que Nicolas Sarkozy a demandé aux services fiscaux en 2005 de vérifier l'exactitude des règles appliquées par le président de l'UMP pour évaluer son patrimoine. Selon Bruno Parent, Nicolas Sarkozy a écrit de nouveau jeudi dernier à la Direction général des impôts pour lui demander si elle avait "détecté des anomalies" dans ses déclarations d'ISF 2005 et 2006.
"S'il s'agit d'objets de collection, ils n'ont pas à y figurer"
S'agissant de sa propriété de Neuilly, Bruno Parent répond que l'estimation de la valeur vénale à laquelle Nicolas Sarkozy a procédé pour 2005 "n'appelle pas d'observation" et qu'elle est "cohérente" avec les prix du marché. "Pour 2006, l'indexation que vous avez retenue correspond à l'évolution des prix constatée", ajoute-t-il.
Selon Bruno Parent, le ministre de l'Intérieur a également respecté les règles en ce qui concerne la déclaration d'une dette consécutive à son divorce. Nicolas Sarkozy, collectionneur de timbres poste, n'a pas mentionné la détention de timbres dans ses déclarations. Mais "s'il s'agit d'objets de collection, ils n'ont pas à y figurer", précise le DGI.
Enfin, il donne également quitus à Nicolas Sarkozy pour la manière dont il a évalué la valeur de ses parts dans la société d'avocats A. Claude et N. Sarkozy, dont il est un des associés. "Au vu de ces éléments, les déclarations d'ISF que vous avez déposées ne font pas apparaître d'anomalie car elles font une correcte application des règles d'évaluation", conclut-il.
D'après agence
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