Jean-Jacques Aillagon a tiré au sort le candidat qui aurait sa signature, le 9 mars 2007 © TF1-LCI"La présentation d'un candidat à l'élection présidentielle est un acte personnel et volontaire, qui ne peut donner lieu ni à marchandage ni à rémunération." La mise en garde faite jeudi venait des Sages (lire notre article), pour empêcher les élus de mettre leur signature aux enchères, comme l'avait annoncé deux jours avant le maire d'un village du Clavados (écouter).
Mais voilà que l'ancien ministre et conseiller régional de Lorraine, Jean-Jacques Aillagon, a tiré vendredi au sort dans un sac en carton le nom de celui qui aurait sa précieuse signature. Parmi une liste de 8 candidats en mal de signatures dont Jean-Jacques Aillagon jugeait qu'ils "incarnent une réelle force politique" digne d'être "représentée", c'est Olivier Besancenot qui a remporté le gros lot (voir la vidéo). Une pratique qui a fait des émules : un maire d'Ille-et-Vilaine a annoncé à son tour vouloir tirer au sort celui qu'il parrainerait, afin de "mettre tous les candidats sur un pied d'égalité".
Alors que va dire le Conseil constitutionnel ? Il pourrait invalider le parrainage par tirage au sort de Jean-Jacques Aillagon, en jugeant que la méthode ne permet pas une décision prise en toute conscience. La question devrait être tranchée par le Conseil constitionnel la semaine prochaine. En attendant, à la LCR, on veut tout faire pour réunir par "ses propres moyens" les signatures nécessaires à Olivier Besancenot. Mais elle souligne que techniquement un candidat ne peut pas refuser un parrainage : "à partir du moment où un élu l'envoie du Conseil constitutionnel, c'est le choix de l'élu".
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