
Partager cet article : Envoi à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Par Propos recueillis par Marianne COTIS, le 01 mars 2007 à 12h21, mis à jour le 01 mars 2007 à 17:52
Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, analyse pour LCI.fr les raisons de la popularité du candidat UDF chez les enseignants.
François Bayrou © LCILCI.fr : Selon un sondage Ifop pour Le Monde de l'éducation, 27% des enseignants soutiennent la candidature de François Bayrou, alors que seulement 8% d'entre eux avaient voté pour lui en 2002. Comment expliquez-vous ce nouvel engouement ?
Gérard Aschieri : Première chose : je ne sais pas mesurer ce qu'il y a de spécifique aux enseignants dans l'engouement actuel pour François Bayrou. D'après les sondages, le niveau des intentions de vote en faveur du candidat UDF est tout aussi élevé chez les individus de même niveau de qualification que les professeurs. Ceci étant dit, je ne suis pas surpris de la popularité de François Bayrou chez les enseignants. Le chef de l'UDF ayant mis l'éducation au cœur de son programme, ceci est de nature à les séduire.
LCI.fr : Le fait que François Bayrou soit lui-même professeur joue-t-il en sa faveur ?
G.A. : Ce qui importe, ce n'est pas tant le fait qu'il soit lui-même enseignant, que le fait qu'il connaisse l'éducation et qu'il en parle bien. François Bayrou parle de notre métier en connaisseur.
LCI.fr : Comment les enseignants perçoivent-ils les programmes des différents candidats à la présidentielle ?
G.A. : Le discours de Nicolas Sarkozy est peu conforme à la culture enseignante, ce qui explique que les professeurs soient assez réticents à son égard. Pour ce qui est de Ségolène Royal, l'analyse est plus ardue. Le sondage du Monde de l'éducation a été réalisé il y a trois semaines. A l'époque, les enseignants étaient encore marqués par les propos de la candidate socialiste sur les 35 heures à l'école. Ces déclarations nous ont en effet rappelé la "période Claude Allègre" et les conflits qui allaient avec. Depuis, elle a eu un discours beaucoup plus rassurant sur la question du temps de travail. Mais je ne sais pas dans quelle mesure ces nouvelles déclarations ont pu impacter les intentions de vote en sa faveur. Et ce d'autant plus que, de son côté, François Bayrou a renforcé son discours sur l'éducation.
LCI.fr : Avez-vous le sentiment que les candidats prennent au sérieux la question de l'enseignement ?
G.A. : Ségolène Royal, François Bayrou et Nicolas Sarkozy sont tous trois conscients du malaise enseignant. Tous font des signes très appuyés en direction des professeurs. Le candidat UMP a ainsi lancé début février l'idée d'une grande négociation sur les salaires et le temps de travail des enseignants. Les candidats UDF et PS, eux, mettent très fortement l'accent sur les moyens. Si Ségolène Royal ne l'avait pas fait au départ, elle le fait désormais beaucoup plus.
Les ministres de l'Education nationale notés par les profs |
Lorsque l'on demande aux enseignants d'attribuer une note de 0 à 20 aux 8 derniers ministres de l'éducation, ils obtiennent : Claude Allègre : 8,3/20 Sondage Ifop pour Le Monde de l'éducation réalisé du 6 au 9 février auprès d'un échantillon de 800 personnes représentatif de la population enseignante. |
Chargement en cours...
et 
Exclusif LCI - Du lundi au vendredi, le directeur de la rédaction de l'Express analyse et décortique l'événement ...
Toute l'actu, le meilleur du web, les histoires les plus insolites et toutes les vidéos sont sur LCI est @ vous
Invité du Blog politique, Daniel Cohn-Bendit a répondu à vos questions. L'agitateur de mai 68, devenu respectable ...

A côté du nouveau statut de l'auto-entrepreneur, une autre formule rencontre un grand succès : la franchise. Indépendants mais liés à une marque, les franchisés sont plus de 50.000 en France. Le marché compte aussi ses escrocs.

Un titre qui interpelle pour un sujet très important, l'infertilité. Nadine Trintignant signe la mise en scène de cette pièce de théâtre interprétée par Catherine Marchal et jouée au théâtre des Mathurins. Les deux femmes étaient les invitées de la matinale jeudi 18 mars.

Depuis un mois et demi, une foule se presse dans un pavillon de Garges-Les-Gonesse où une icône représentant la Vierge Marie se serait mise à pleurer des larmes d'huile. Un restaurateur de tableaux a une explication.
