François Bayrou en meeting à Rennes, le 27 mars 2007 © TF1/LCILa "question des banlieues", un sujet en déshérence "depuis 25 ans". Au lendemain des violences à la gare du Nord, François Bayrou, qui était en meeting mercredi à Lille, a fait de cette question l'un des axes principaux de son discours. Le candidat UDF a dénoncé la politique "laxiste" de la gauche et celle "répressive" de la droite dans les banlieues, estimant qu'elles étaient responsables "du drame" de ces quartiers.
"Je suis mal à l'aise quand des candidats à l'élection présidentielle, pour gagner des voix, nous présentent la France comme un pays profondément déstabilisé dans son identité", a-t-il affirmé. "C'est la République qui fait la nation. Pas l'inverse. Il est incroyable que ce soit moi, candidat du centre, qui doive le rappeler à la gauche française", a-t-il ajouté. Il a estimé que les gouvernements successifs du PS et de l'UMP ont échoué, "depuis 25 ans", en faisant preuve de laxisme concernant les violences. "Les conséquences ont des causes. Il faut soigner les causes et cicatriser les conséquences. La France doit se reconstruire dans les banlieues qui sont le signe de son échec", a-t-il ajouté.
Il s'est prononcé pour une "réimplantation d'un Etat de proximité", avec l'école comme pivot, à travers un "pacte républicain" incluant les enseignants, pour mener une "révolution dans le domaine de l'éducation". Le candidat s'est aussi prononcé pour une suspension des suppressions de postes dans l'éducation nationale : "c'est un investissement que d'avoir les jeunes les mieux formés de la planète".
D'après agences
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