© LCI"Que va faire Jean-Louis ?" Depuis plusieurs jours, cette question taraude les esprits, aussi bien à l'UMP que dans l'entourage de François Bayrou. Il faut dire que la popularité de Jean-Louis Borloo et son visage social sont un atout de poids pour un candidat. Jusqu'à lundi, le ministre de l'Emploi faisait durer le suspense sur son soutien à Nicolas Sarkozy. Il a ces derniers jours consulté ses amis, écouté mais l'heure du choix semble venu. Ainsi, le candidat de l'UMP a laissé entendre mardi matin devant la presse que le ministre de la Cohésion sociale officialiserait dans la soirée son soutien à sa candidature. Le ministre de l'Emploi devrait participer mardi soir au Grand journal de Canal+ et "il va dire ce qu'il pense du candidat", a indiqué Nicolas Sarkozy, avant d'ajouter : "s'il y a quelqu'un en qui j'ai confiance, c'est lui". Nicolas Sarkozy a expliqué qu'il avait proposé à Jean-Louis Borloo de prendre sa place au Grand Journal de Canal Plus. Les deux hommes, qui ont eu lundi soir un dîner de travail près des Baux-de-Provence, ont abordé à cette occasion "le projet" et "la stratégie", jusqu'à 1H15 du matin, "dans une excellente ambiance", a indiqué le candidat UMP.
Un "plan Marshall 2" pour les banlieues
Ils ont évoqué la question du "plein emploi", avec notamment un "engagement" de parvenir "en 5 ans" à réduire le taux de chômage à "5%", avec une durée moyenne de "5%", a-t-il dit. Les deux hommes se diririgent vers un "plan Marshall 2" pour les banlieues, consistant à proposer à "250.000 jeunes de banlieue un contrat, une rémunération, un emploi", associant un mi-temps dans une entreprise et une formation professionnelle. Un autre levier d'action est la "sécurisation du parcours professionnel", sous la forme d'un "contrat avec le service public de l'emploi" constitué par la fusion de l'Unedic et de l'ANPE, a expliqué M. Sarkozy.
Invité à dire si Jean-Louis Borloo pourrait devenir son Premier ministre en cas de victoire, le candidat UMP a expliqué que "c'est la vérité de la campagne" qui aidera à "décanter" les choix. Le ministre de la Cohésion sociale, qui est également co-président du Parti radical (associé à l'UMP), fait durer le suspense sur son soutien éventuel à Nicolas Sarkozy. Il avait conditionné son ralliement à la prise en compte de "la méthode et des mesures" qu'il propose dans son livre "L'architecte et l'horloger".
En déplacement depuis lundi en Provence, Nicolas Sarkozy devait participer à un face-à-face avec les lecteurs du quotidien "La Provence" et visiter une usine de moteurs marins.
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