José Bové, s'exprimant devant le Conseil constitutionnel, le 16 mars 2007 © TF1/LCILa course aux signatures : le point
Le marathon des signatures a officiellement pris fin vendredi. Reste à guetter l'annonce par le Conseil constitutionnel, ce lundi, de la liste officielle des postulants à l'Elysée, qui lancera une nouvelle phase de la campagne. A l'issue d'un week-end intense de vérifications et après une séance plénière du Conseil constitutionnel, le nouveau président de cette institution, Jean-Louis Debré, proclamera les noms des qualifiés peu après 17h30. Avec un dernier suspense : les candidats aptes à se lancer dans la dernière ligne droite seront-ils onze... ou douze ?
Les amis de Bové optimistes
Le présence de José Bové reste incertaine même si lundi matin, ses proches se montraient confiants grâce à des parrainages venus d'élus d'Outre-mer. Venu au Palais Royal vendredi juste avant l'expiration du délai du dépôt des parrainages, l'altermondialiste avait soufflé le chaud et le froid : "D'après nos calculs, nous devrions avoir les 500 signatures, mais nous n'avons pas la confirmation certaine et officielle". Maître dans l'art du suspense, il faisait toujours planer le doute ce week-end, affirmant attendre plusieurs formulaires. Ceux-ci étaient encore recevables samedi matin par le Conseil, après l'expiration vendredi du délai de dépôt en métropole. Selon son entourage, il aurait déposé au total 504 parrainages... mais sans être sûr que toutes les signatures soient valides. Quoi qu'il en soit, l'altermondialiste assure qu'il "ne regrette rien", et a donné rendez-vous aux journalistes au Palais Royal ce lundi à 17 heures, juste avant l'annonce par le Conseil de la liste définitive.
Nicolas Dupont-Aignan forcé de renoncer
Concernant les autres qualifiés, sont désormais en piste : François Bayrou (UDF), Ségolène Royal (PS), Nicolas Sarkozy (UMP), Marie-George Buffet (PCF), Olivier Besancenot (LCR), Arlette Laguiller (LO), Jean-Marie Le Pen (FN), Gérard Schivardi (PT), Philippe de Villiers (MPF), Dominique Voynet (Verts), Frédéric Nihous (CPNT). La surprise est venue vendredi de Frédéric Nihous (CPNT) avec ses 655 parrainages. Le grand perdant est en revanche le député souverainiste ex-UMP, Nicolas Dupont-Aignan, qui a dû renoncer. Nicolas Miguet pour le Rassemblement des Contribuables Français et France Gamerre, présidente de Génération écologie, ont également jeté l'éponge.
Après l'annonce du Conseil constitutionnel, s'ouvrira une phase nouvelle, qualifiée d'"intermédiaire" par le Conseil supérieur de l'audiovisuel : chaque participant devra bénéficier à partir de mardi d'un temps de parole égal sur les radios et télévisions publiques et privées. Cette phase durera jusqu'à la veille de l'ouverture de la campagne officielle le 8 avril. C'est aussi le temps des réunions publiques et déplacements multipliés. Exemple extrême : Olivier Besancenot (LCR) est lundi à Poitiers, mardi à Reims, mercredi à Agen, jeudi au Mans, vendredi à Avignon, samedi à Valence...
D'après agences
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