José BovéAvant le premier tour, José Bosé se positionne déjà pour le second. Le candidat altermondialiste à l'élection présidentielle a déclaré mardi, en marge de son premier meeting de campagne, qu'"on votera" pour le candidat de la gauche qui figurera au second tour.
"Je l'ai toujours dit de manière très claire, notre adversaire c'est la droite et l'extrême droite et (j'ai toujours dit) qu'on ferait tout pour battre la droite, qu'elle soit dure ou qu'elle soit molle", a déclaré José Bové. "A partir de là, le message est évident : s'il y a un candidat de gauche et j'espère qu'il y en aura au second tour, il n'y a pas d'ambiguité, on votera pour le candidat de la gauche qui sera au second tour, et quel que soit ce candidat, en sachant qu'il n'est pas question de passer un accord", a-t-il dit.
L'ancien dirigeant paysan, 53 ans, a ajouté qu'"il y a vraiment des désaccords fondamentaux entre le social libéralisme et ceux qui luttent aujourd'hui contre la logique libérale". Interrogé sur les élections législatives en juin, José Bové a répondu : "Il est évident qu'en même temps que la campagne, il y a des discussions qui ont lieu pour voir dans quelle mesure on est capable de construire des candidatures unitaires pour les législatives", sans donner plus de précision. "Ensuite va se poser la question des élections locales", a poursuivi le candidat.
Quatre moratoires
Devant quelque 500 personnes, José Bové a lancé son premier meeting en lisant un texte centré sur l'écologie. "Je suis un écologiste résolu et convaincu", qui n'a jamais refusé de joindre "la parole aux actes", a-t-il affirmé, soulignant "l'originalité" de sa candidature.
S'en prenant au candidat de l'UMP, Nicolas Sarkozy, qui considère l'écologie comme "une idéologie totalitaire", le candidat altermondialiste a jugé que le candidat de l'UMP proposait "une idéologie prédatrice, autoritaire et rétrograde" tandis que "l'écologie est le choix de l'humain et de la nature". Le pourfendeur de la malbouffe a par ailleurs proposé la création d'un ministère de l'environnement élargi, intégrant l'agriculture et la pêche, qui ne seraient plus "des secteurs spécialisés ni des lobbys industriels".
José Bové a souhaité également faire appliquer quatre moratoires "immédiats et sans conditions" : sur l'implantation d'OGM dans les champs, sur le réacteur nucléaire de troisième génération EPR, sur les programmes autoroutiers et enfin, sur tous les projets d'incinérateurs. "Il faut que nous soyons capables de faire bouger les lignes pour imposer à tous les candidats ces quatre moratoires", a-t-il lancé.
D'après agence
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