José Bové appelant les grands partis à "lever le verrouillage démocratique" sur les parrainages, le 21 février 2007 © TF1/LCIA trois jours de la date limite de remise des parrainages, José Bové menace. Interrogé mardi sur France 2, le leader altermondialiste s'en est pris vivement aux socialistes, en prévenant que s'il ne pouvait se présenter au premier tour, faute d'obtenir les 500 parrainages, le PS le "paierait très cher". Après avoir indiqué qu'il lui manquait "40 signatures" d'élus, le militant anti-OGM a accusé le PS de "continuer à donner des consignes à ses élus" pour qu'ils n'accordent leurs parrainages qu'à Ségolène Royal. "Nous sommes toujours face à un blocage de la part des partis institutionnels et notamment de la part du Parti socialiste", a affirmé José Bové.
"Il y a deux gauches et il faut que les deux gauches soient présentes le 22 avril (...) Si on empêche la gauche d'être présente dans sa diversité, il ne faudra pas s'étonner si le PS, comme en 2002, est absent du second tour", a-t-il déclaré. José Bové a dit espérer pouvoir "faire un score significatif" au premier tour "malgré toutes les pressions, celles du Parti socialiste, de l'UMP, du PC et de l'UDF". Il a en outre rappelé que s'il était dans la course il se désisterait "pour le candidat de gauche le mieux placé". "Cela veut dire que le Parti socialiste ne nous mette pas des bâtons dans les roues (...) Si l'on empêche la gauche d'être présente dans sa diversité, il ne faudra pas s'étonner si le Parti socialiste, comme en 2002, se retrouve à côté du résultat", a-t-il ajouté. Les candidats ont jusqu'à vendredi 18h pour réunir les 500 parrainages d'élus.
Avec agence
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