Jacques Chirac lors de son allocution d'adieu le 11 mars 2007 © TF1-LCI![]() |
| L'allocution de Jacques Chirac |
Sans surprise, Jacques Chirac a annoncé dimanche soir qu'il ne se représentait pas, après douze ans de pouvoir et quarante ans de carrière politique. Le chef de l'Etat a précisé que s'agissant des échéances électorales, il aurait l'occasion d'exprimer ses choix personnels prochainement. Nicolas Sarkozy, qui dans le passé a rarement épargné Jacques Chirac, a néanmoins souhaité dimanche recevoir son soutien, affirmant que cela "serait un événement politique important".
Dans une allocution d'une dizaine de minutes, le chef de l'Etat a voulu délivrer quelques messages aux Français. Le chef de l'Etat a ainsi affirmé que "le bon combat de la France, c'est celui de l'unité". "Ne composez jamais avec l'extrémisme" a-t-il affirmé, à six semaines du 1er tour. Pour lui, "la France est riche de sa diversité". Deuxième message délivré aux Français, celui de la confiance. "Vous devez croire en vous et dans la France", a-t-il expliqué. Son troisième message, "c'est l'Europe". "Lors du référendum, vous avez exprimé vos doutes, vos inquiétudes, vos attentes. Il est vital de poursuivre la construction européenne", a-t-il expliqué.
"La France n'est pas un pays comme les autres"
Dans son quatrième message, Jaqcues Chirac a voulu insister sur "les responsabilités particulières" de la France dans l'histoire. "La France n'est pas un pays comme les autres. Elle a des responsabilités particulières, héritées de son histoire et des valeurs universelles qu'elle a contribué à forger. Ainsi, face au risque d'un choc des civilisations, face à la montée des extrémismes notamment religieux, la France doit défendre la tolérance, le dialogue et le respect entre les hommes et entre les cultures", a-t-il expliqué.
L'allocution du chef de l'Etat était emprunte d'une certaine émotion. "C'est avec beaucoup d'émotion que je m'adresse à vous ce soir. Pas un instant, vous n'avez cessé d'habiter mon cœur et mon esprit. Pas une minute je n'ai cessé d'agir pour servir cette France magnifique. Cette France que j'aime autant que je vous aime", a-t-il conclu.
Cette annonce à six semaines du premier tour était très attendue mais ne constitue en rien une surprise, tant la scène politique est aujourd'hui occupée par la lutte que se livrent ses principaux successeurs potentiels : Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal et François Bayrou qui a fait une percée spectaculaire dans les sondages. Dimanche soir, la candidate PS a reconnu la "dignité" de l'intervention du président mais a souligné que la fracture sociale s'était aggravée pendant ses deux mandats. Le candidat de l'UDF a voulu, de son côté, lui adressé "un coup de chapeau", trouvant "son ton juste".
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