Chroniques de la chasse aux signatures

le 04 mars 2007 à 11h42 , mis à jour le 04 mars 2007 à 12h09

Au FN, tout le monde est sur le pont. José Bové se dit confiant. Tout comme Olivier Besancenot, il s'apprête à multiplier les meetings en région.

TF1/LCI : La course aux parrainages : la précieuse signature d'un maire de petite communeLa course aux parrainages : la précieuse signature d'un maire de petite commune © TF1/LCI

Pour les "grands" candidats, l'affaire est réglée, ils se consacrent déjà aux meetings et à la longue bataille électorale. Mais pour nombre d'autres, c'est toujours la chasse, de plus en plus fébrile, aux 500 signatures obligatoires pour pouvoir se présenter. Alors que la date limite est fixée au 16 mars, Jean-Marie Le Pen notamment affirme qu'il lui manque toujours une centaine des précieux paraphes.

Une majorité de Français (58%) estiment que si le leader frontiste ne pouvait pas être candidat à l'élection présidentielle, "ce ne serait pas une bonne chose pour la démocratie", selon un sondage Ipsos/Dell pour SFR et Le Point, rendu public dimanche. Un sondage qui confirme la volonté de diversité des Français dans les candidatures : dans une enquête Ipsos réalisée en mars 2002, 41% seulement des personnes interrogées estimaient que l'absence de Le Pen ne serait pas "une bonne chose pour la démocratie" contre 54% qui étaient d'avis contraire. Pour autant, les Français ne sont pas favorables à la suppression de la règle des 500 signatures. 56% pensent qu'elle est "bonne car elle permet d'éviter les candidatures qui ne sont pas sérieuses". 40% jugent au contraire qu'elle "peut empêcher une représentation correcte de toutes les tendances politiques".

"Mobilisation générale"

Au siège du FN, une affiche placardée dans les couloirs du "Paquebot" à Saint-Cloud proclame la "mobilisation générale" pour trouver ces signatures manquantes. Pour arriver au bout de la dernière ligne droite, le FN a remobilisé la cellule téléphonique qui, ces derniers mois, a joint à peu près 34.000 maires ruraux pour leur demander un parrainage pour Jean-Marie Le Pen. Et le parti mobilise aussi ses salariés, tous réquisitionnés pour venir donner un coup de main pendant le week-end.

José Bové, pour sa part, s'affiche confiant. "Nous avons réuni 400 signatures assurées depuis que je me suis lancé dans la course le 1er février, ce qui est un record de rapidité d'autant qu'aucun parti politique ne nous soutenait" déclarai-t-il vendredi. Mais la concurrence pour les précieuses signatures est féroce. Et le risque d'être absent du premier tour très réel. Ségolène Royal a ainsi été interpellée samedi à Auch par un partisan de José Bové qui lui a demandé si elle trouverait "normal" que le courant incarné par le leader altermondialiste ne soit pas représenté à l'élection présidentielle faute d'obtenir les 500 parrainages requis. La candidate socialiste a répondu qu'elle ne serait "pas défavorable" à une réforme du système en vigueur. 

Le leader altermondialiste se trouve en concurrence notamment avec Olivier Besancenot, qui a appelé le PS à faire preuve "d'élégance et de bon sens" sur cette question cruciale des précieuses signatures, et tous deux multiplieront cette semaine les meetings en région. Arlette Laguiller se dit quant à elle encore dans "l'incertitude" sur ses parrainages. Egalement candidat, le socialiste Pierre Larrouturou, promoteur de la semaine de quatre jours de travail, affirmait jeudi dernier disposer de 438 promesses de signatures.

D'après agence

le 04 mars 2007 à 11:42
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