Bayrou dans le RER, le 13 mars 2007 © TF1/LCIDes journalistes étrangers coutumiers des campagnes électorales disent avoir rarement vu ça. Pas moins d'une heure pour parcourir 100 mètres, de l'entrée de la gare du Nord au quai du RER. François Bayrou peine à avancer, arrêté sans cesse par des voyageurs qui lui souhaitent "bonne chance, bon courage". Il a choisi mardi matin les transports en commun pour se rendre en Seine-Saint-Denis. "J'aime aller à la rencontre des gens, les écouter, simplement. Je peux aller partout, sans garde du corps", glisse-t-il.
"Il promet |
| Yves, 23 ans |
Dans le wagon de RER, François Bayrou parvient à discuter calmement avec des passagers et signe des autographes. Mais une fois à Saint-Denis, nouvelle bousculade autour du président de l'UDF, sans cesse interpellé. L'un fait part de ses craintes d'être expulsé de son HLM avec des enfants en bas âge, une mère de quatre enfants lui raconte sa "galère" pour trouver un emploi à plein temps, des étudiants issus de l'immigration lui demandent de faire tomber les "barrières à l'embauche".
"Il promet pas la Lune mais c'est quelqu'un de droit", s'enthousiasme Yves, 23 ans, commerçant. "Sarkozy est trop violent, on a besoin de gens calmes comme Bayrou. Ségolène Royal, c'est une femme, elle a pas assez de niaque". Un étudiant de 28 ans, habitant de Clichy-sous-Bois, l'apprécie parce qu'il est "honnête, social, simple". Ces trois qualificatifs reviennent sans arrêt dans la bouche des passants.
"Le devoir |
| François Bayrou |
Face à l'engouement qu'il suscite, François Bayrou dit sentir "une charge lourde" sur ses épaules. "Ce n'est pas simplement une grande joie électorale, je ne dois pas les décevoir", dit-il. Mais sur le visage réjoui des élus UDF de Seine-St-Denis, on commence à croire sérieusement à cette "joie électorale". "Nous recevons le même accueil partout. Il se passe réellement quelque chose...", confirme un proche de François Bayrou.
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