Jacques Chirac annonçant qu'il renonce à briguer un troisième mandat (11 mars 2007) © TF1/LCI![]() |
| L'allocution de Jacques Chirac |
Réactions officielles
- Bush souhaite à Chirac "ce qu'il y a de meilleur"
Première réaction officielle dans le monde à l'annonce, par Jacques Chirac, qu'il ne briguerait pas un troisième mandat : celle de George W. Bush. Le président américain a simplement souhaité au chef de l'Etat français sortant "ce qu'il y a de meilleur", assurant que les Etats-Unis et la France resteraient "des partenaires et des alliés loyaux".
- Un "partenaire de confiance" pour l'Allemagne
La chancelière allemande Angela Merkel a salué lundi en Jacques Chirac un "partenaire de confiance" et souligné sa "forte conviction personnelle" en faveur de la coopération franco-allemande, par la voix de son porte-parole Ulrich Wilhelm.
- L'hommage du Japon
"Nous aimerions qu'il continue à contribuer aux bonnes relations entre le Japon et la France", a commenté le porte-parole du gouvernement, Yasuhisa Shiozaki. Evoquant la récente visite en France du Premier ministre Shinzo Abe, il a témoigné: "Çà et là, le président a montré par la parole et dans son comportement qu'il possède une compréhension profonde et éprouve de la sympathie envers le Japon". Jacques Chirac, réputé pour sa passion envers le Japon, en particulier de l'art ancien et du sumo, s'est rendu dans l'Archipel une cinquantaine de fois depuis les années 1970.
La presse étrangère juge les années Chirac
- Une presse anglaise mordante
Pas de réaction officielle de l'autre côté de la Manche, mais l'allocution de Jacques Chirac est largement commentée dans les journaux. Et la presse britannique ne se montre pas particulièrement tendre. Le Daily Telegraph, quotidien de centre-droit, affirme sans fioriture que si "les conventions demandent qu'on dise des choses gentilles sur les gens quand ils prennent leur retraite, il n'est pas facile de le faire dans le cas de Jacques Chirac". Pour sa part, le Financial Times, le quotidien des milieux d'affaires, écrit que "quant à son héritage, la plupart des analystes sont d'accord pour estimer que le Chiraquisme, en dehors des paysans le soutenant, ne représente pas grand chose".
- La presse allemande et les "occasions manquées" de Chirac
Les journaux allemands sont aussi franchement critiques sur le bilan du président français, et notamment sur le "non" français à la Constitution européenne. Le Berliner Zeitung écrit ainsi que "Jacques Chirac laisse la France dans l'état où il l'a trouvée en 1995". Le Frankfurter Rundschau, proche des sociaux-démocrates, juge quant à lui que "Chirac laisse derrière lui un pays en quête de son identité". Comme nombre d'autres journaux, le journal Welt revient sur l'échec "dévastateur" du référendum en France sur la Constitution européenne, "qui a aussi discrédité Chirac à l'étranger". Le Frankfurter Allgemeine Zeitung (conservateur) consacre un long inventaire "aux occasions manquées" du président français en matière de réformes, notamment économiques.
- Une presse belge peu flatteuse
La presse belge dresse un bilan peu flatteur du règne de Jacques Chirac, "girouette politique", qui reste entaché par "l'ombre des affaires", insistant sur le fait qu'il n'a pas encore adoubé Nicolas Sarkozy. "L'adieu émouvant d'un piètre président" titre le quotidien bruxellois Le Soir, observant que "l'émotion était au rendez vous", mais "qu'à l'heure de l'adieu, le bilan de l'homme politique est plus que mitigé". La Libre Belgique, l'autre grand quotidien bruxellois, accorde moins de place à "l'adieu" du président, s'interrogeant surtout sur "l'onction à Sarkozy qui viendra sans doute plus tard".
- Hommage ambigu de la presse russe
La presse russe a rendu hommage lundi au président Jacques Chirac, un des derniers "eurosaures" du Vieux continent, estimant qu'il a su placer la France sur un piédestal dans le paysage politique international. "Il a su s'acquitter de la principale tâche qui incombe à un président français : conserver l'influence politique de la France dans le monde, sans jamais la transformer en un pays ordinaire du Vieux continent, avec un passé brillant mais un présent modeste", estime le quotidien Gazeta.
- Une presse chinoise bienveillante
Une presse chinoise plutôt bienveillante a souligné lundi la passion de Jacques Chirac pour l'Asie et la Chine en particulier, au lendemain de l'annonce par le président français qu'il ne briguerait pas un troisième mandat. "Le monde ému manifeste du regret à l'annonce de la retraite de Chirac", titre en une le Global Times, journal spécialisé sur la politique étrangère et filiale du Quotidien du Peuple. A Pékin, les journaux du soir mettent aussi en avant le Chirac amoureux de l'Asie, et en particulier de la Chine.
D'après agence
Retour MYTF1

Chargement en cours...




