Gilles de Robien, le 14 mars 2007 © TF1-LCILe ralliement est de taille : Gilles de Robien, seul ministre UDF du gouvernement Villepin, annonce qu'il apporte son soutien à Nicolas Sarkozy pour la présidentielle, dans un entretien au Journal du Dimanche. Mi-mars, le ministre de l'Education laissait encore planer le doute : il avait affirmé ne penser "que du bien" de la percée du candidat de l'UDF François Bayrou, tout en refusant de dire s'il le soutiendrait dans la campagne. Finalement, il déclare : "après avoir soigneusement pesé le pour et le contre, je suis au clair. Ma décision est mûre". Il dit avoir eu "plusieurs longues conversations ces jours derniers, dont une encore samedi" avec le candidat UMP.
Expliquant qu'il a "toujours été UDF et l'est encore", Gilles de Robien fait valoir "des divergences de fond" avec François Bayrou. Il reproche au candidat UDF de rester dans "le flou" et de "laisser les électeurs dans l'ambiguïté". Il revendique son appartenance au "centre droit" et veut construire avec Nicolas Sarkozy, s'il est élu, "une majorité plurielle", "une majorité élargie".
Bayrou pas contre
Réaction du concnerné : François Bayrou a dit depuis Fort-de-France "trouver que c'est très bien, parce que tout mon effort, c'est de proposer à la France de gouverner autrement. Et pour gouverner différemment, il faut des équipes nouvelles". "Je ne voulais pas de compromission avec des gens dont je n'ai pas approuvé l'action (...) On ne peut pas faire du neuf avec du vieux", a ajouté le candidat de l'UDF. "J'ai donc choisi de ne pas avoir ce type de réaction qui consiste à négocier, à aller faire des accords. J'ai choisi au contraire d'avoir une attitude franche et nette, et je trouve que ça clarifie très bien les choses."
D'autres UDF ont déjà regagner le candidat de l'UMP avant lui, à l'instar d'André Santini, de Christian Blanc et, dernière en date, de Simone Veil.
| Pas de consigne de vote pour le 1er tour de l'ex-candidat Dupont-Aignan |
Le gaulliste souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, qui n'a pu réunir assez de parrainages pour se présenter à la présidentielle, a refusé samedi de donner une consigne de vote pour le premier tour et a décidé de fonder un parti, lors d'une réunion de ses sympathisants à Paris. Il a appelé ses partisans à "se déterminer en (leur) âme et conscience au premier tour de scrutin". "Pour le deuxième tour, il est clair que nous prendrons position", a-t-il précisé. |
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