Nicolas Sarkozy à la Une du Journal du Dimanche : "Ce que j'attends de Chirac" (11 mars 2007) © Election présidentielle - TF1/LCIDepuis jeudi, PS, UDF et associations fustigent sa proposition de créer un "ministère de l'immigration et de l'identité nationale". Samedi, depuis le Salon de l'agriculture, Ségolène Royal avait jugé "assez ignoble de faire cet amalgame entre l'identité française et les travailleurs immigrés". Avant elle, François Hollande avait évoqué "un flirt poussé avec les thèses du Front national", et François Bayrou avait estimé "qu'en enfermant dans la même phrase immigration et identité nationale", Nicolas Sarkozy a franchi "une frontière". Mais le candidat de l'UMP se justifie dans un long entretien accordé au Journal du Dimanche, en assurant que "la politique de l'immigration, c'est l'identité de la France dans trente ans".
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"Ceux qui nous rejoignent doivent la respecter, tout en apportant ce qu'ils sont", soutient le candidat de l'UMP. "Nous ne voulons pas brader les valeurs de cette identité française. Un pays se construit par vagues successives d'immigration. Il est cohérent de vouloir rénover l'intégration à la française en rappelant que la France n'est pas seulement une démocratie où seule compte la loi de la majorité, c'est aussi une République avec des principes et des valeurs", ajoute-t-il.
"Parler sans tabou"
"La rupture que je propose, c'est de parler sans tabou. Je suis le candidat qui exprime les idées que pensent et que portent les Français", affirme-t-il également. Et quand ses adversaires l'accusent de faire le jeu du Front National, Nicolas Sarkozy affirme qu'il est "sans doute l'homme politique qui a le plus débattu avec (Jean-Marie Le Pen), qui le combat aujourd'hui le plus et qui l'instrumentalise le moins".
"Je ne vais pas prendre des leçons d'une gauche qui a utilisé le FN pendant des années pour gagner les élections. Quant à François Bayrou, il est prêt à introduire la proportionnelle aux législatives et donc prêt à ce qu'il y ait un groupe FN à l'Assemblée", fait-il remarquer. Enfin, le candidat UMP réaffirme que s'il était élu, il modifierait les conditions du regroupement familial : "pour faire venir sa famille, il faudra un logement, un travail, mais il faudra aussi apprendre le français avant de venir dans notre pays".
D'après agence
| Ce qu'il attend de Chirac... |
Ce long entretien de Nicolas Sarkozy au JDD est aussi l'occasion pour le candidat de l'UMP de lancer un appel au chef de l'Etat, à quelques heures de son allocution télévisée (à suivre en direct sur LCI.fr). Le titre en est d'ailleurs : "Ce que j'attends de Chirac". Et Nicolas Sarkozy y glisse : "s'il m'apportait son soutien, ce serait un événement politique important". |
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