"Jusqu'au 22 avril, les appareils verrouillent"

le 18 mars 2007 à 10h43 , mis à jour le 18 mars 2007 à 12h20

Bayrou pronostique que "les lignes se mettront à bouger" au-delà des clivages politiques "le 22 avril, quand je serai sélectionné pour le deuxième tour".

TF1-LCI - Election présidentielle : François Bayrou, à Sciences-Po Lyon, le 7 mars 2007François Bayrou © TF1-LCI - Election présidentielle

Les lignes politiques ne pourront bouger qu'après le premier tour de l'élection présidentielle, assure François Bayrou, puisque "jusqu'au 22 avril, les appareils verrouillent". Mais ensuite, tout est possible...

Un commentaire fait dimanche sur France Inter par le candidat UDF, alors qu'il était interrogé sur le refus du socialiste Dominique Strauss Kahn de saisir la main qu'il lui avait tendue. Le candidat UDF a corrigé : il ne lui a "rien offert", mais a exprimé son "estime pour lui". Et, a-t-il ajouté, "je n'ai pas l'intention de lui retirer cette estime, pour une raison simple : jusqu'au 22 avril, les appareils verrouillent. Tous ceux qui dépendent des appareils vont, la main sur le coeur, affirmer que naturellement, jamais ils n'envisageront une solution qui rassemblerait au-delà des clivages".

PS et UMP, les "deux forteresses"

Qu'adviendra-t-il ensuite ? François Bayrou n'en doute pas, il passera le cap du premier tour, et les positions alors chgangeront. "Le 22 avril, quand je serai sélectionné pour le deuxième tour car je crois que je le serai, les lignes vont se mettre à bouger dans des proportions que vous n'imaginez même pas", a lancé le député béarnais. "Quand le peuple s'est prononcé, il donne à celui qu'il a choisi les moyens politiques" de gouverner, a-t-il dit.

Ainsi, au premier tour de 2002, "Jacques Chirac avait fait 19%. Six semaines après, les Français lui ont donné 365 députés. Ils ont dit dans leur logique : on vient d'élire un président, on lui donne la majorité dont il a besoin".

Dans un duel final contre Nicolas Sarkozy, "la confrontation des projets serait plus nette" que contre Ségolène Royal, selon le responsable centriste, qui a critiqué un projet UMP "fondé sur la loi du plus fort, la loi de ceux qui réussissent contre ceux qui échouent". En revanche, il "ne voit pas bien les lignes directrices" du projet de la candidate socialiste. "Je propose le changement le plus profond qui ait été conduit en France depuis 25 ans", a-t-il assuré, en pointant PS et UMP, les "deux forteresses" qui se sont succédé au pouvoir.

D'après agence

le 18 mars 2007 à 10:43
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