Jean-Marie Le Pen à Lille pour la convention présidentielle du FN (24 février 2007) © TF1/LCIComme en 2002, Jean-Marie Le Pen est à l'offensive sur la question des parrainages et occupe le terrain médiatique. Lors d'un point de presse jeudi matin, le candidat FN a affirmé qu'il lui manquait pour l'instant "près de 100" parrainages pour se présenter, liant cette situation à des "pressions récurrentes" sur des maires pour les dissuader de signer pour lui. "J'avais réuni environ 500 promesses" de signatures, "malheureusement un certain nombre de promesses n'ont pas été honorées", a-t-il déclaré, en faisant état d'un taux de défection de "plus de 20%".
Jean-Marie Le Pen s'est déclaré "scandalisé" par ces défections, se disant "navré" de constater que "ces personnalités que sont les maires (...) ne se croient pas obligées quelques semaines ou quelques jours plus tard d'honorer leur engagement". Mais le président du FN a estimé que "ce mouvement de retrait ne devait rien au hasard", en faisant état de "pressions récurrentes" sur les maires qui ont promis de signer pour lui. Ces pressions, des appels téléphoniques de "faux journalistes" aux maires, ont eu lieu en particulier dans trois régions, "Bourgogne, Franche-Comté, Picardie", a-t-il dit.
Il a annoncé avoir déposé "14 plaintes" contre X dans ces affaires, et une plainte nominative contre Philippe de Villiers, pour avoir affirmé publiquement sur LCI que J.M Le Pen avait en réalité ses parrainages et qu'il se livrait à une tentative de "victimisation". "Ces déclarations peuvent s'assimiler à de la propagation de fausse nouvelle, et à des pressions sur la volonté des maires" a-t-il justifié, en ajoutant qu'il "laissait à ce candidat ces procédés de petite frappe".
Des "faux journalistes"
Selon le président du FN, le "mode opératoire" des "faux journalistes" est "toujours le même". Le "faux journaliste" demande au maire "s'il n'a pas peur des représailles", voire s'il "se rend compte de ce qu'il a fait". Et si le maire demande comment il a eu son nom, la personne répond "que c'est le FN" qui a divulgué son nom, a-t-il expliqué.
M. Le Pen a cité le nom de plusieurs journaux dont s'étaient prévalus les "faux journalistes", dont l'Est Républicain, l'Union de Reims, le Bien Public, le Progrès. Il n'a pas dit qui était, selon lui, derrière ces "procédés ignobles", mais a relevé "qu'en Franche-Comté", "quelques jours après ces appels", l'entourage de M. de Villiers avait cherché à prendre contact avec les maires concernés. Philippe de Villiers a immédiatement réagi aux propos de M. Le Pen, regrettant "un nouveau dérapage" du président du FN qui "déverse sa colère contre les maires et injurie un autre candidat à l'élection présidentielle".
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