Nicolas Sarkozy à Lille, le 28 mars 2007 © LCINicolas Sarkozy a réitéré mercredi à Lille ses critiques de l'euro, appelant à une "offensive diplomatique" pour faire baisser son cours. Le candidat UMP à la présidentielle prône la mise en place d'"un véritable gouvernement économique de l'Europe, face à une banque centrale qui ne peut pas continuer à n'avoir de comptes à rendre à personne".
Le cours élevé de l'euro est un "inconvénient" qui "handicape la compétitivité des exportations hors de la zone euro", a-t-il répété, évoquant le cas de l'avionneur européen Airbus. "Si les salaires sont trop bas, c'est aussi parce que l'euro est trop cher et que les entreprises pour être compétitives essayent de se rattraper sur les salaires", a encore estimé Nicolas Sarkozy. Citant les politiques monétaires menées aux Etats-Unis, au Japon et en Chine, il a affirmé vouloir "mettre la monnaie au service de la croissance et de l'emploi".
"Appel contre la résignation"
Au cours du meeting, l'ancien ministre de l'Intérieur a aussi lancé un "appel contre la résignation", demandant aux Français de "s'extraire du carcan de la pensée unique". "Ceux qui gouvernent, ceux qui dirigent dans les cabinets ministériels, dans les partis, dans les bureaucraties, dans les syndicats, dans l'économie ont renoncé à vouloir pour la France autre chose qu'un petit destin", a-t-il déclaré. Selon lui, "ils ont répandu partout cette pensée unique qui est une pensée de l'impuissance publique".
"Ils ont essayé de persuader notre peuple qu'il suffisait d'avoir une grande histoire, que nous n'avions pas besoin d'avoir un grand avenir", a-t-il lancé. Evoquant la mémoire du général de Gaulle, originaire de Lille, et de Roger Salengro, ministre socialiste du Front populaire et maire de cette ville, Nicolas Sarkozy a dénoncé "cette capitulation économique et sociale que jadis Philippe Séguin avait appelée un Munich social".
D'après agence
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