Nicolas Sarkozy © TF1/LCILa course aux signatures : le point
Nicolas Sarkozy, a affirmé lundi soir sur France 3 qu'il "se battrait" pour que ses concurrents à la présidentielle comme Olivier Besancenot ou Jean-Marie Le Pen aient leur parrainages et puissent se présenter. "Moi je combats les idées de M. Le Pen, mais je me battrai pour que M. Besancenot comme M. Le Pen puissent défendre" les leurs, a-t-il dit. "La démocratie ne doit pas être confisquée par un petit nombre de gens", a-t-il ajouté.
Interrogé sur l'appel au parrainage lancé par l'UMP aux maires sans étiquette, Nicolas Sarkozy a estimé qu'il n'était "pas simplement" inspiré par la situation de Jean-Marie Le Pen. "Besancenot, on ne peut pas dire qu'il soit proche de moi, il représente l'extrême-gauche. Je trouve qu'il serait dommage qu'un homme comme Besancenot ne puisse pas participer pas à la compétition présidentielle", a-t-il ajouté.
L'UMP en a appelé lundi aux élus non membres de formations politiques pour qu'ils apportent leurs parrainages aux candidats n'ayant pas encore réussi à obtenir les 500 signatures nécessaires pour se présenter à l'élection présidentielle. "Deux tiers des élus ne sont pas membres de formations politiques. C'est à eux que nous adressons ce message : nous sommes dans un rendez-vous démocratique et nous pensons que les principaux courants de pensée qui existent dans notre pays doivent être présents" à l'élection présidentielle, a affirmé Luc Chatel, porte-parole de l'UMP.
| Marine Le Pen satisfaite par Sarkozy même s'il suit "un intérêt personnel" |
"Je me félicite de cette déclaration qui me paraît normale. Ce qui a été anormal, c'est qu'on laisse persister un système de parrainages dont on sait qu'il est à la base de toutes les manipulations et de toutes les pressions sur les maires", a commenté Marine Le Pen, mardi sur Canal+. Toutefois, elle a ajouté ne se sentir aucune "obligation de remercier" le président de l'UMP. "Je me félicite qu'il revienne sur la voie de la démocratie mais je n'oublie pas qu'il a participé à un gouvernement qui pouvait changer le système et a refusé de le faire", a expliqué Marine Le Pen. "Il arrive que le diable porte pierre", a ajouté la vice-présidente du FN, indiquant ne pas vouloir "sonder le coeur et les reins" de Nicolas Sarkozy. "Je connais bien la classe politique et je sais qu'on pense souvent à son intérêt premier avant peut-être de penser à l'intérêt général". |
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