Dominique Voynet invitée du Forum Radio J, le 4 mars 2007 © TF1/LCI/Radio JNon, elle n'est pas "découragée". Dominique Voynet a assuré dimanche qu'elle ne cédait pas à la démoralisation au vu de ses faibles scores dans les sondages, tout en reconnaissant la "difficulté (...) à émerger dans la campagne". Interrogée au Forum Radio J sur les enquêtes lui accordant environ 1% d'intentions de vote, la candidate des Verts a refusé de commenter "des sondages frais du jour qui sont périmés le lendemain". "Dans une campagne difficile, les uns ou les autres se laissent parfois aller à des moments de découragement, ce n'est pas mon cas", a-t-elle dit, soulignant qu'il fallait faire "un vrai effort, au-delà de la dénonciation de la crise écologique".
Elle a estimé que nombre d'électeurs "doivent avoir le sentiment que les principaux partis ont pris conscience du problème" en signant le "pacte écologique" de Nicolas Hulot. Elle a toutefois refusé de critiquer la démarche de l'animateur de télévision, qui avait un temps envisagé une candidature présidentielle.
Dominique Voynet a également estimé "qu'une partie de notre électorat naturel est sensible aux sirènes du vote utile", après l'élimination de Lionel Jospin au premier tour de la présidentielle en 2002. Elle a assuré vouloir "mettre le paquet pour mobiliser mes électeurs pour que la candidate de la gauche présente au deuxième tour puisse compter sur un renfort des voix écologistes, à condition qu'elle les prenne en compte".
"Menace de changement climatique"
Interrogée sur la montée dans les sondages de François Bayrou, qui prône un gouvernement "d'union", la candidate a estimé que le candidat UDF, issu de "la droite", devait clarifier "où il habite" sur l'échiquier politique. "Est-ce qu'il convient que le candidat UMP (Nicolas Sarkozy) est une menace pour la démocratie et le vivre ensemble de notre pays? Je ne l'ai pas entendu sur ce point", a-t-elle dit.
A propos du programme de centrales nucléaires, Dominique Voynet a estimé que "le problème numéro un en matière de changement climatique ce sont les transports", en soulignant que "l'on est en situation de surproduction d'électricité encore pour 20 ans". Elle a également estimé qu'il fallait "réfléchir en fonction de la crise énergétique et de la menace de changement climatique" concernant les problèmes d'Airbus, soulignant que le contexte n'était "pas exagérément positif" pour les constructeurs aéronautiques.
Elle a estimé que ce serait "plutôt au niveau européen, par une intégration européenne, qu'on va s'en sortir, plutôt que par la juxtaposition d'intérêts nationaux, fussent-ils déclinés au niveau régional", en référence au souhait de Ségolène Royal de faire entrer les régions au capital de l'avionneur, prise de participation qui serait selon la candidate écologiste "symbolique".
D'après agence
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