Des isoloirs dans un bureau de vote © TF1/LCI"Un candidat qui mette les poings sur la table " Marie Dejardin, 52 ans, chef d'entreprise, Saint-Germain-en-Laye |
M'occupant d'enfants, je ne me sentais pas réellement dans la vie active et la vie politique ne m'intéressait pas. Mais je viens de créer une entreprise et sa situation m'est devenue insupportable. Il faut sortir la France de son économie keynésienne qui ne fonctionne pas. Il faut plus de libéralisme, l'Etat n'a pas à mettre son nez partout. Quand on dirige une entreprise, on ne peut rien faire. Ça me rend folle. Je me rends compte qu'il y a deux France : celle qui se satisfait de vivre d'aides et d'assistanat et qui s'abrutit et celle qui veut faire des choses. Mais, on ne fait que tirer sur cette deuxième. |
"Je ne veux pas que le 21 avril 2002 se reproduise" Grégory Grillon, 25 ans, assistant-éducation, Rumilly |
Auparavant, je ne m'intéressais pas à la politique, je n'y croyais plus. Et puis, deux raisons m'ont fait changer d'avis et m'ont poussé à m'inscrire sur les listes électorales puis à adhérer au PS. Tout d'abord, je ne veux pas que le 21 avril 2002 se reproduise. J'avais vivement regretté à l'époque de ne pas avoir voté. Ensuite, cela provient de ma fascination pour Ségolène Royal. Je ne sais pas pourquoi mais je crois beaucoup en elle. Je vais donc voter pour elle pour que la politique change et que ses actes deviennent des réalités concrètes. Même si on lui reproche de ne pas l'être, elle l'est sur les sujets les plus importants pour la France de demain : la sécurité, l'emploi et l'environnement. |
"Sarkozy peut faire bouger les choses dans les cités" Rémy Arnold, 32 ans, Technicien de maintenance, Villejuif |
Auparavant, je ne voyais pas d'intérêt personnel à voter. Pour moi, tout était déjà joué. Mon vote ne pouvait servir à rien. J'entendais les politiques qui parlaient. Je n'écoutais même pas Chirac et Jospin en 2002. Quand Nicolas Sarkozy est venu dans les cités, je me suis dit que j'allais m'inscrire pour voter pour lui. Il est courageux, ce mec. Il est dynamique. Il a le courage de dire la vérité que les autres n'osent pas dire. Ils ont peur de perdre des voix et ne font que flatter les gens. Sarkozy a raison quand il dit qu'il faut nettoyer les cités au Kärcher. Moi je suis noir et je ne me sens pas visé. Cela me choque pas. Les seuls que ça choque, c'est ceux qui n'habitent pas dans les cités. Sarkozy peut y faire bouger les choses. C'est pour ça que j'ai eu envie de voter cette année. |
"Soit Arlette Laguiller, soit Jean-Marie Le Pen" Dominique Pila, 40 ans, barman, Beauvais |
Auparavant, je ne m'intéressais pas à la vie publique. Mais aujourd'hui, je ressens un vrai ras-le-bol de la politique telle qu'elle est menée en France depuis trente ans. Je n'en peux plus de tout ce que l'on nous demande de payer avec notamment ce taux d'imposition trop élevé. J'en ai également marre de voir autour de moi des gens qui gagnent plus que moi sans travailler. Et puis, avec la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour en 2002, je me di que voter pour lui, ce n'est pas forcément inutile. |
"J'ai la naïveté de penser que Sarkozy va faire ce qu'il dit" Bertrand Paul, 24 ans, entrepreneur, Paris |
Vivant à l'étranger, je ne m'étais pas inscrit sur les listes électorales car la politique ne m'intéressait pas. Et pour moi, les politiques étaient tous pourris. Tout a changé quand j'ai vu Sarkozy à l'émission "100 minutes pour convaincre" fin 2002. Je me suis alors intéressé à sa personne et ensuite à la politique en générale avec l'opposition droite-gauche, au point que je me suis inscrit dans son parti. Comme c'est mon premier engagement, j'ai la naïveté de penser qu'il va faire ce qu'il dit. Si c'est le cas, j'espère que cela changera les mentalités et les choses dans le pays. Sinon, je reprendrai certainement mon attitude précédente. |
"Trop de travailleurs pauvres en France" Christian Bonnamy, 26 ans, chargé de clientèle, Suresnes |
Auparavant, j'étais à l'étranger et m'inscrire sur les listes électorales du consulat n'était pas ma priorité. Depuis l'Afrique, j'ai suivi la politique menée par la gauche. Quand je suis revenu en France il y a quatre ans, j'ai suivi la politique mené par la droite. Et j'ai eu vraiment ras-le-bol de la situation actuelle. Je veux un vrai changement. Je me suis donc inscrit sur les listes électorales pour pouvoir voter à gauche, sans savoir encore pour quel candidat voter. Aujourd'hui, j'ai fait mon choix. J'espère que s'il est élu, celui à qui je donnerai ma voix respectera son programme, notamment en matière d'immigration et de social car il y a trop, et surtout de plus en plus, de travailleurs pauvres en France. |
"Sarkozy me semble très dangereux" Loïc Rosset, 32 ans, chef de projet, Paris |
Auparavant, aucun candidat n'avait à mon sens de crédibilité suffisante et la plupart étaient liés à des affaires douteuses. Tout ceci m'avait détourné de la politique. Cette fois, je me suis inscrit sur les listes car j'ai l'impression que l'on peut vraiment changer les choses. Tout d'abord car Internet, que j'utilise quotidiennement, est devenu un vrai contre-pouvoir citoyen. Il permet d'aller plus en avant et d'être plus constructif. Ensuite, Nicolas Sarkozy me semble très dangereux pour les libertés individuelles, notamment en raison de son emprise sur les médias dont le peu d'indépendance serait anéanti s'il était élu. A l'opposé, certains candidats, notamment Bayrou, Besancenot, Bové et Buffet - ont cette année des idées intéressantes et intelligentes. Mêmes si elles ne me correspondent pas forcément, celles de Bayrou sont ainsi constructives et faisables. Surtout, elles évitent ce qui est fait depuis des années, c'est-à-dire la destruction systématique de ce qu'avait fait la majorité précédente. |
"Sarkozy améliorera notre vie de tous les jours" Michel Tassin, 55 ans, sans profession, Belleu |
Avant, ma femme et moi ne comprenions rien à la politique et nous ne pensions pas que notre vote pouvait avoir de l'importance. Cette fois, nous nous sommes inscrits afin de voter pour Nicolas Sarkozy car nous pensons que c'est le seul qui sera en mesure de faire ce que les Français attendent en général et aussi le seul à améliorer notre vie de tous les jours. Je suis en effet handicapé. Depuis 1998, ma femme ne travaille plus pour s'occuper de moi. |
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