Dominique Voynet au congrès de l'Unef, le 24 mars 2007 © LCILa candidate des Verts était ce samedi à Lille pour participer au congrès des étudiants de l'Unef. Devant un parterre de délégués du syndicat étudiant, Dominique Voynet a proposé la "slow fac", référence assumée à la "slow food" inventée par "les alternatifs italiens" pour remplacer le "fast food".
Le concept entend donner plus de temps aux étudiants pour "respirer", mais surtout pour "se cultiver" et "s'engager dans des causes justes". Sous un tonnerre d'applaudissements, elle a estimé que "la science, la culture, la littérature, tout ce qu'on enseigne dans les universités" devait aussi servir à "donner des lectures du monde qui doivent nous permettre d'inventer d'autres chemins".
"Révolution pédagogique"
Quelques minutes plus tôt, Dominique Voynet avait promis de "ne pas s'en tenir aux généralités" et de ne pas prononcer les "mots clés" des autres candidats : "malaise étudiant", "revalorisation des universités", "rôle important de la recherche". La candidate a justifié en détails chacune de ses propositions, pour la plupart proches de celles de l'Unef : allocation autonomie jeunesse avec suppression de la demi part fiscale aux parents, augmentation de l'effort public pour les universités (passage de 6700 euros par an et par étudiant à "12 ou 13.000 euros"), constructions massives de logements, intégration des classes préparatoires aux universités, ou encore une "révolution pédagogique", notamment en licence.
Elle a en revanche pri le contre-pied des congressistes sur la question de l'autonomie des universités, s'y déclarant "pas personnellement hostile", alors que les étudiants de l'Unef sont très opposés à toute autonomie. Reprenant son costume de candidate de gauche dont l'audience est empiétée par "le vote utile", elle a rappelé aux étudiants ravis qu'"il y a de grands candidats qui portent de petites idées et de petits candidats qui portent de grandes idées".
D'après agence
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