Royal sur le plateau de France 2 © TF1/LCIA 38 jours du premier tour, la "Ségolène des primaires" est de retour, confiante et indépendante . Alors qu'elle doit faire face à la concurrence de François Bayrou, la candidate socialiste a affirmé jeudi soir ne pas croire à son absence du second tour, tout en reconnaissant que le combat "est très rude". "Tout dépend de moi ! Tout dépend de moi et c'est pourquoi ce combat est absolument crucial et c'est pourquoi je suis déterminée à me faire comprendre des Français", a-t-elle déclaré lors de l'émission "A vous de juger" sur France 2.
"Ce 'pacte présidentiel', les Français l'ont construit avec moi (...) Je connais la France qu'ils ne veulent pas et la France qu'ils veulent", a-t-elle ajouté. "Une élection présidentielle, par nature, est un lien direct entre une personne et le peuple français. Ce n'est pas l'élection d'un parti politique. Ce n'est pas une élection législative", a souligné la présidente de Poitou-Charentes.
"Je comprends qu'ils aient mis du temps"
Retrouvant le ton et l'allant qui ont fait son succès lors de la primaire socialiste, Ségolène Royal a revendiqué jeudi soir sa liberté par rapport à son parti. S'il a fallu qu'elle "compose" avec la rue de Solférino après la primaire et la phase de débats participatifs, la candidate a cependant estimé que c'était "une chance" d'être soutenue par le PS. "Mais aujourd'hui je suis dans la dernière phase et aujourd'hui je reprends toute ma liberté", a-t-elle souligné. Quatre jours après ses propos sur la lenteur mise par certains "éléphants" à faire campagne pour elle, Ségolène Royal a assuré n'avoir rien à leur "reprocher". "Mais c'est vrai qu'ils ont un peu de mal (...) Ce n'est jamais désagréable quand même que tout le monde fasse bloc. Je comprends qu'ils aient mis du temps sur le plan humain", a-t-elle expliqué.
"Bayrou n'a pas de programme"
Interrogée sur la concurrence de François Bayrou, elle a dit "ne pas croire" à son absence du second tour. "Tout dépend de moi", a-t-elle affirmé. ". "Il y a un projet à droite, celui de Nicolas Sarkozy, il y a un projet à gauche, c'est le mien, et puis il y a François Bayrou, qui pour l'instant n'a pas de programme". "Le choc des projets doit avoir lieu", a-t-elle affirmé. Elle a une nouvelle fois attaqué le candidat centriste sur son positionnement politique, relevant "qu'il a toujours fait des alliances au sein de la droite et avec la droite". Interrogée sur le nom de son éventuel Premier ministre, elle a assuré: "J'en ai plusieurs, vous ne serez pas déçue".
La présidente de Poitou-Charentes a refusé de répondre à des "questions techniques" sur le financement des retraites où le rééquilibrage des prélèvements obligatoires. "Cela relève plus d'un secrétariat d'Etat au Budget que de la présidence", a-t-elle fait valoir, expliquant que le gouvernement agirait "comme il le voudra" sur la base de son programme présidentiel.
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