Ségolène Royal, invitée du 20h de TF1, le 13 mars 2007 © TF1/LCIAprès François Bayrou dimanche et Jean-Marie Le Pen lundi -et avant Nicolas Sarkozy mercredi-, Ségolène Royal était l'invitée du journal de 20h de TF1 mardi soir.
Alors que la montée de François Bayrou se confirme dans les sondages au point de la talonner, la candidate socialiste n'a ciblé, sans le nommer, qu'un seul adversaire : Nicolas Sarkozy. "On a aujourd'hui une confrontation très claire, projet contre projet, entre ce que je propose" et ce que propose "la droite, et le candidat de la droite", a-t-elle lancé, en affirmant que le chef de l'UMP était le représentant d'un système "où quelques-uns réussissent aux dépens du plus grand nombre".
Ironie sur Allègre
Interrogée sur la proposition de François Bayrou de permettre à une entreprise de créer deux emplois exonérés de charges sociales, Ségolène Royal a jugé cette idée "dangereuse et inopérante", soulignant que "les économistes qui l'ont expérimentée" estiment "qu'elle crée des effets d'aubaine". "Il y a des entreprises qui font des bénéfices et qui peuvent parfaitement recruter et payer correctement des salariés", a-t-elle noté, préférant cibler les entreprises bénéficiant d'aides selon des critères d'emploi ou de poids à l'exportation.
La candidate socialiste a aussi estimé être "la seule à pouvoir renouer" le dialogue social parce qu'elle a "la confiance des organisations syndicales". "Je veux faire émerger dans le pays un syndicalisme responsable et représentatif", a-t-elle dit, citant les exemples suédois et danois "qui ont réussi à la fois à lutter contre le chômage, à relever les bas salaires et à supprimer quasiment le nombre de jours de grève".
La candidate socialiste a également ironisé sur l'annonce de Claude Allègre qu'il ne voterait pas pour elle le 22 avril. "C'est sa liberté, je n'ai pas de commentaire particulier à faire. Ca va peut être m'aider vis-à-vis des enseignants parce que je crois qu'il n'a pas laissé un très bon souvenir", a-t-elle déclaré, en faisant référence aux problèmes rencontrés par Claude Allègre avec les syndicats enseignants lorsqu'il était ministre de l'Education nationale -et qu'elle-même était ministre déléguée à l'Enseignement scolaire. Concernant l'Education, elle a redit qu'elle voulait "remettre à l'école les moyens qui lui ont été retirés pour que nous puissions baisser le nombre d'élèves par classe" et organiser le soutien scolaire individualisé.
Face à Bayrou, un recadrage de la campagne |
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