Royal et Hollande en meeting à Limoges © LCIPour son premier "meeting en concubinage", Ségolène Royal a défendu jeudi soir, aux côtés de François Hollande, le principe du "donnant, donnant" qu'elle dit avoir placé au coeur de son programme, affirmant que la gauche est du côté de la "dignité du travail" et pas de "l'assistanat". "Je ne suis pas favorable à une société de l'assistanat. La gauche ce n'est pas cela, la gauche c'est la dignité du travail. La société que je vous propose, c'est une société du donnant-donnant où chacun aura le sentiment que ce qui est donné par la responsabilité publique à ceux qui en ont le plus besoin s'accompagne en retour d'un effort de la part de ceux qui reçoivent", a-t-elle déclaré devant environ 6.000 personnes. La candidate est revenue longuement sur "la valeur travail", affirmant qu'avec la droite, "nous n'avons pas la même conception de la valeur travail".
S'appuyant sur le témoignage d'"une ouvrière" rencontrée dans la journée lors d'une visite d'usine, elle a expliqué que la valeur travail signifie "que toute personne qui retrouve un emploi ne perde pas de revenu par rapport à une personne qui vit de l'assistance", alors que "parfois, quelqu'un qui travaille gagne moins que quelqu'un qui voudrait bien, d'ailleurs, travailler". Elle a rappelé que son "pacte présidentiel" prévoyait, pour y remédier, "le revenu de solidarité active". "Le donnant-donnant", a ajouté la candidate, "c'est aussi le sens de l'allocation (d'autonomie) pour les jeunes".
Plus généralement, "la valeur travail, c'est d'abord lutter contre le chômage, c'est d'abord donner du travail à tous. C'est d'abord revaloriser les bas salaires. C'est sécuriser, par des contrats de travail durables - et je félicite les jeunes de leur lutte contre le CPE". C'est encore, selon Ségolène Royal, "faire une fois pour toutes - la gauche l'a promis et pas vraiment réalisé, et nous devrons le faire -, en sorte que le travail soit moins taxé que le capital".
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