Ségolene Royal au Salon de l'agriculture © TF1-LCIAlors que les socialistes divergent sur la ligne politique à adopter pour contenir la montée de François Bayrou, Ségolène Royal rappelle qui est la patronne. "La ligne, c'est moi qui la trace. Je suis moi même, je regarde la réalité de la France telle qu'elle est, je propose des solutions efficaces en expérimentant ce qui mérite de l'être, sans être prisonnière d'aucun dogme", affirme la candidate PS dans une interview à paraître jeudi dans Les Echos. "Mais c'est une révolution difficile à accomplir : il faut que les Français acceptent de projeter sur une femme l'exercice du pouvoir", juge-t-elle. Selon elle, "la profondeur de la crise appelle une révolution" et, si elle est élue, il y aura "dès l'automne, un référendum sur les institutions" et "immédiatement, je prendrai des mesures pour débloquer l'économie".
Sa première action, dans ce domaine sera l'emploi des jeunes : "Je veux m'inspirer de ce qu'a fait Tony Blair lors de son premier mandat. Il a appelé les entreprises à se mobiliser fortement et il a réussi en très peu de temps à obtenir des résultats", indique la candidate PS. Elle juge "les syndicats beaucoup plus déterminés que le Medef. Ils ont envie d'entrer dans une nouvelle ère des relations sociales. Le Medef est plus crispé. Je l'ai trouvé en retrait par rapport aux attentes des PME". En revanche "les syndicats sont prêts au compromis social. C'est prometteur".
"Bayrou n'a pas de programme"
Une autre de ses priorités, "c'est de réconcilier le pays avec ses entreprises" car "ce qui me choque, c'est qu'il y ait autant d'argent d'un côté, et autant de dégâts sociaux de l'autre", dit Ségolène Royal. Interrogée sur les 35 heures, la candidate estime que "le pays doit travailler plus bien sûr, mais en donnant du travail ceux qui n'en ont pas aujourd'hui, les jeunes et les seniors". Quant à la généralisation des 35 heures, "les partenaires sociaux négocieront", indique-t-elle.
Attaquant une nouvelle fois François Bayrou, elle affirme qu' "il n'a pas de programme et il s'en vante". "Son -on ne dépense rien- me paraît très dangereux. Seule une nation qui investit dans les capacités d'avenir - université, recherche, innovation - peut affronter la mondialisation et préparer son avenir"
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