Conseil constitutionnel © TF1/LCIAprès l'annonce par le maire d'un village du Calvados qu'il donnerait sa signature de parrainages au candidat qui apporterait aux associations de sa commune le meilleur financement, le Conseil constitutionnel a pris position. Les Sages, désormais présidés par Jean-Louis Debré, ont estimé jeudi que le parrainage des candidats à la présidentielle par des élus ne saurait être objet de "marchandage" ou de "rémunération". Jusque là, la pratique n'était en effet pas interdite, puisque rien ne l'interdisait.
Le Conseil constitutionnel "tient à rappeler que la présentation d'un candidat à l'élection présidentielle est un acte personnel et volontaire, qui ne peut donner lieu ni à marchandage ni à rémunération". Se disant harcelé par les "petits candidats" qui peinent à recueillir les 500 signatures nécessaires, André Garrec (DVD), maire de Noron-la-Poterie, 300 habitants, a estimé mardi qu'un "parrainage ne signifiait pas un engagement politique" et qu'en conséquence il accepterait "le chèque du plus offrant" pour financer les trois associations culturelles et sportive et l'école maternelle du village (voir la vidéo).
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