Dominique Strauss-Kahn au Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro, le 14 janvier 2007 © TF1/LCI - UMP : Sarkozy "très touché"
Nicolas Sarkozy a qualifié mercredi d'"importante" pour lui la décision de Jacques Chirac de lui apporter son soutien pour la présidentielle. "Je suis très touché de cette décision. Elle est importante pour moi sur un plan politique et aussi sur un plan personnel", a ajouté le président de l'UMP.
En apportant son soutien au candidat UMP, Jacques Chirac "a su reconnaître en Nicolas Sarkozy l'homme d'Etat dont la France a besoin", a souligné Rachida Dati, porte-parole de campagne du candidat UMP. Ce soutien du président de la République, rendu public dans une déclaration télévisée, est "un moment fort", a-t-elle commenté sur Europe 1.
Le président de l'Assemblée nationale, Patrick Ollier, a jugé que "maintenant, Nicolas Sarkozy était devenu un homme totalement libre". Dans une déclaration depuis Riga, en Lettonie, où il est en déplacement, Patrick Ollier a estimé que le leader de l'UMP allait "devenir un candidat plus efficace pour défendre nos valeurs communes".
- UDF : "Un démenti à la campagne de rupture"
Jacques Chirac, en apportant son soutien à Nicolas Sarkozy, "vient très clairement de démentir la campagne de rupture dont parle" le candidat de l'UMP, a commenté l'UDF Maurice Leroy, membre de l'équipe de campagne de François Bayrou.
- PS : "Sarkozy est le candidat sortant de la majorité sortante"
Ségolène Royal a affirmé qu'elle n'avait "jamais douté" du soutien de Jacques Chirac à Nicolas Sarkozy. "Que l'UMP soutienne l'UMP, cela me paraît cohérent", a déclaré la candidate PS sur LCP-Assemblée nationale. "C'est la continuité de la politique de la droite telle qu'elle est conduite", a ajouté la députée des Deux-Sèvres pour qui "Nicolas Sarkozy est le candidat sortant de la majorité sortante".
Dominique Strauss-Kahn s'est félicité du départ de Nicolas Sarkozy du gouvernement, estimant que celui-ci avait "une fâcheuse tendance à mélanger son rôle de ministre et de candidat" UMP à la présidentielle. Selon l'ancien ministre de l'Economie, dans le cas de Nicolas Sarkozy, "le mélange des genres a été fort" et s'est fait "au détriment de tous les autres candidats". DSK a qualifié Nicolas Sarkozy de "candidat sortant".
Jack Lang, conseiller spécial de Ségolène Royal, a affirmé mercredi qu'après le soutien apporté par le président Jacques Chirac à Nicolas Sarkozy, le candidat UMP apparaît "plus clairement que jamais le candidat de la majorité sortante". Nicolas Sarkozy "ne pourra plus s'exonérer du bilan négatif du gouvernement sortant, dont il a été continûment le co-auteur", a ajouté l'ancien ministre.
- Verts : "L'utilisation des moyens de l'Etat était préoccupante"
"Ça fait très longtemps qu'on l'attend", a réagi mercredi Dominique Voynet à l'annonce du départ de Nicolas Sarkozy du gouvernement. "L'utilisation des moyens de l'Etat était préoccupante, mais aussi le fait qu'on n'a pas réellement de ministre de l'Intérieur depuis des mois, puisque chacun sait que c'est le directeur de cabinet qui s'occupe des affaires courantes", a déclaré la candidate des Verts à la présidentielle.
Pour Noël Mamère également, il était "temps que le ministre de l'Intérieur quitte ses fonctions" à cause de "l'amalgame" avec sa position de candidat. "Sarkozy n'est pas en rupture. Sarkozy n'est pas l'anti-Chirac, il n'est que l'héritier. Il a les mêmes pratiques, le même cynisme et la même liberté avec les institutions" que le chef de l'Etat, a renchérit le député-maire de Bègles.
- PCF : "Un terrible bilan anti-social et liberticide"
Nicolas Sarkozy devra assumer un "terrible bilan anti-social et liberticide", a commenté Olivier Dartigolles, porte-parole de Marie-George Buffet.
- FN : Sarkozy devra "porter le bilan" de Chirac
Le soutien de Jacques Chirac au candidat UMP "prouve que Sarkozy est bien l'héritier" du président de la République "et qu'il devra porter son bilan pendant la campagne", a déclaré Jean-Marie Le Pen. Mais "M. Sarkozy a tout à craindre si le résultat en est le même que celui de l'appel de M. Chirac à voter Giscard" en 1981, a ironisé le président du Front national.
- Les syndicats de policiers partagés
Le Syndicat national des officiers de police (Snop, majoritaire) a estimé mercredi que le bilan du ministre de l'Intérieur était "mitigé". "Nicolas Sarkozy aura marqué le ministère de l'Intérieur au même titre que des prédécesseurs comme Pierre Joxe et Charles Pasqua", écrit le Snop.
Synergie, second syndicat d'officiers de police, a déclaré pour sa part que Nicolas Sarkozy avait été un "grand ministre". "Il a fait de grandes réformes pour rénover la police notamment avec une loi de programmation qui fera date et devra être poursuivie et amplifiée par son et ses successeurs", a déclaré Bruno Beschizza, secrétaire général de Synergie.
Pour le Syndicat général de la police (SGP-FO), le bilan de Nicolas Sarkozy est "très contrasté". "Son installation à la place Beauvau aura contribué à remobiliser les énergies et à ramener la confiance dans la profession, du moins dans un premier temps", a déclaré Nicolas Comte, secrétaire général du SGP-FO (3e syndicat de gardiens de la paix). Son "action n'aura pas fait que du bien à la police nationale", selon le leader syndical.
D'après agence
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