Nicolas Sarkozy sur les marches du ministère de l'Intérieur © TF1/LCIJacques Chirac procède ce lundi à un mini remaniement du gouvernement de Dominique de Villepin, en raison des départs annoncés de Nicolas Sarkozy et de Xavier Bertrand, pour cause de campagne présidentielle. Ce remaniement devrait être le dernier effectué par le chef de l'Etat d'ici à la fin de son mandat. Ce sera la première fois depuis sa composition, en juin 2005, que le gouvernement de Dominique de Villepin sera modifié.
Ce remaniement ne devrait donner lieu qu'à un simple communiqué du palais présidentiel, compte tenu du fait qu'il a été largement anticipé, le ministre de l'Intérieur ayant annoncé depuis des semaines son départ "à la fin mars". Mercredi, Jacques Chirac avait expliqué que Nicolas Sarkozy quitterait lundi la place Beauvau "pour se consacrer pleinement à la campagne électorale". Dans la foulée, Xavier Bertrand, un des porte-parole du candidat de l'UMP à la présidentielle, avait fait savoir qu'il démissionnerait le même jour de ses fonctions à la tête du ministère de la Santé.
Baroin, un fidèle chiraquien
Sauf surprise de dernière minute, Nicolas Sarkozy laissera les clés de l'Intérieur à François Baroin, actuel ministre de l'Outre-mer, tandis que Xavier Bertrand sera remplacé par le ministre délégué à la sécurité sociale, Philippe Bas. Nicolas Sarkozy a prévu une cérémonie de départ lundi à 10h place Beauvau, avant de prononcer un discours et de procéder à la passation de pouvoir avec son successeur, un fidèle chiraquien.
Reste encore à savoir si François Baroin sera remplacé au ministère de l'Outre-mer ou s'il cumulera les deux titres, comme l'avait fait pendant plusieurs mois en 1998 le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer du gouvernement Jospin, Jean-Jack Queyranne, pendant la convalescence du locataire de la place Beauvau, Jean-Pierre Chevènement.
En tout état de cause, François Baroin ne devrait pas, comme son prédécesseur, recevoir le titre de ministre d'Etat, ni être numéro deux du gouvernement, un rang protocolaire qui reviendrait donc à Michèle Alliot-Marie. A quatre semaines du premier tour, Nicolas Sarkozy, à qui ses adversaires reprochaient depuis des mois de faire campagne avec les moyens de l'Etat, retrouvera ainsi sa totale liberté. Et avec l'esprit tranquille, puisqu'il peut désormais se prévaloir du "vote" et du "soutien" de Jacques Chirac et du ralliement de Dominique de Villepin.
D'après agence
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