Nicolas Sarkozy invité du Grand Journal sur Canal+, le 2 mars 2007 © TF1/LCI/Canal+L'heure est à la transparence en politique. Après les impôts et les travaux, bientôt les maux de dos? Nicolas Sarkozy a promis vendredi sur Canal + qu'il publierait des bulletins de santé s'il était élu président de la République. "Je ferai de mon médecin une vedette, je lui promets, comme le menuisier", a lancé le candidat UMP à la présidentielle lors de l'émission "Le Grand Journal", dont il était le rédacteur en chef.
Il avait affirmé un peu plus tôt que son menuisier avait été interviewé par tous les médias, après un article du Canard Enchaîné disant que le promoteur avait réglé plus de la moitié des travaux réalisés dans l'appartement qu'il avait acheté en 1997 à Neuilly, dans les Hauts-de-Seine. "Le problème, c'est que pour le menuisier il y avait une facture, mon médecin il m'aime tellement qu'il ne me fait pas payer, alors je ne peux pas produire de facture", a ironisé le leader de l'UMP.
Nicolas Sarkozy a également affirmé qu'il évitait de lire et d'écouter tout ce qui se dit de lui dans les médias, pour "se protéger". "Quand les articles sont très durs, ça me fait perdre de la confiance, quand les articles sont très bons, ça me donne trop de confiance, et j'ai bien vu qu'il ne fallait pas que je me tienne à ça", a-t-il ajouté. "Je sors dans la rue, je vois les gens, et j'ai tout de suite compris si ce matin ils avaient envie de me faire des condoléances ou de me féliciter", a-t-il dit.
"Agacer jamais, me faire plaisir rarement"
"Si je commence à me taper toutes les revues de presse, à lire tout ce qui est écrit, je vais répondre aux journalistes (...), mais j'oublie une chose, c'est que les journalistes et le public, c'est pas la même chose", a-t-il ajouté. "Je veux rester authentique (...) et donc je dois me protéger". "Cette semaine, c'était rude par exemple", a reconnu Nicolas Sarkozy.
Le candidat UMP a déclaré toutefois avoir envisagé d'être journaliste avant de choisir la politique. Journaliste "c'est un beau métier", a dit le ministre de l'Intérieur. "J'y avais pensé. Et puis j'avais d'autres idées, j'ai eu d'autres démons, d'autres passions", a-t-il expliqué. "Tout s'est joué pour moi entre 16 et 18 ans. Je voulais faire quelque chose de ma vie, je voulais être utile, je voulais m'engager (...) J'ai choisi la politique." Prié de dire si les journalistes l'agaçaient, il a répondu : "Agacer jamais, me faire plaisir rarement."
Nicolas Sarkozy a également dit qu'il assumait "être de la droite républicaine". "Je ne vois pas pourquoi être de gauche, ça serait noble, être de la droite républicaine, je devrais commencer par m'en excuser. Au nom de quoi?", a dit le candidat UMP. "Je n'ai jamais soutenu un dictateur à travers le monde (...), même adolescent, je n'avais pas de photo de Mao Tsé Toung dans ma chambre, je n'ai jamais été faire le naïf dans l'Union soviétique de la grande époque, je n'ai jamais été communiste, je n'ai jamais été associé à aucune dictature, ni celle des Khmers rouges, et je devrais m'en excuser?", a-t-il demandé. A propos de François Bayrou, il a souligné que "ses électeurs sont de droite. Peut-être qu'il faut qu'il s'en rappelle".
D'après agences
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