nicolas sarkozy © TF1-LCIPour son premier grand meeting de "candidat à plein temps", Nicolas Sarkozy avait choisi lundi soir un lieu symbolique : la salle du Palais des Papes, à Avignon, là même où Jacques Chirac avait annoncé début 2002 qu'il se présenterait pour un deuxième mandat. Evoquant devant les militants UMP le soutien du chef de l'Etat à sa candidature, il l'a qualifié "d'important sur le plan politique et sur le plan personnel", tout en se démarquant. "Est-ce à dire que nous devons gommer notre histoire ? C'est une question de dignité : il n'en est question ni pour lui ni pour moi. Ce soutien sans ambigüité, c'est un soutien important mais chacun, naturellement, a son tempérament et son histoire".
Et une nouvelle fois, Nicolas Sarkozy s'est présenté comme le candidat de la rupture : "Jusqu'au dernier jour, je serai l'homme qui bouscule les certitudes et les habitudes car je ne me résous pas à répéter ce qui a été fait depuis vingt ans", a-t-il lancé. "La passion de ma vie, c'est l'action, pas l'immobilisme". Il s'est également félicité d'avoir abordé le thème de l'identité nationale dans la campagne présidentielle, répétant sa volonté de le lier à celui de l'immigration. "L'identité de la nation est liée à l'immigration, car les étrangers que nous accueillons seront peut-être demain des Français", a-t-il dit. "Et comment se plaindre de ne pas arriver à les intégrer si on ne leur explique pas ce que c'est que la France ? Bien sûr la France n'est pas une race, n'est pas une ethnie, c'est un idéal, une communauté de valeurs. J'ai été jusqu'à dire que nul ne devait être condamné à cette peine insupportable de vivre en France s'il n'aime pas la France".
Dîner de travail avec Borloo... et soutien implicite de Besson
Outre ce meeting dans la salle du Palais des Papes, Nicolas Sarkozy a eu un "dîner de travail" à Paradou, aux pieds des Baux-de-Provence, avec Jean-Louis Borloo. "Ils ont travaillé toute la soirée, comme ils le font déjà depuis plusieurs semaines", soulignait-on simplement dans l'entourage du candidat UMP. Le ministre de la Cohésion sociale, également co-président du Parti radical, et qui fait durer le suspense sur son soutien éventuel à Nicolas Sarkozy, s'est spécialement rendu dans le sud de la France pour rencontrer son ancien collègue au gouvernement. Il conditionne son ralliement à la prise en compte de "la méthode et des mesures" qu'il a détaillées dans un livre paru il y a une quinzaine de jours, "L'architecte et l'horloger".
En tout cas, si Jean-Louis Borloo ne lui a pas encore manifesté son soutien, il en est un plus inattendu pour le candidat UMP : dans les colonnes du Figaro, Eric Besson, après avoir quitté avec fracas l'équipe de campagne de la candidate socialiste, affirme aujourd'hui que "Sarkozy est plus qualifié que Royal pour présider la France". L'ancien secrétaire national à l'économie du PS juge en effet que la candidate socialiste "élude" les vrais problèmes de la campagne. Quant à sa proposition de VIe République, il juge, tranchant : "C'est une duperie".
D'après agence
Retour MYTF1
Chargement en cours...




