Nicolas Sarkozy réagissant à l'allocution de Jacques Chirac annonçant qu'il ne briguerait pas un troisième mandat (12 mars 2007) © Election présidentielle TF1/LCI![]() |
| L'allocution de Jacques Chirac |
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| La réaction de Nicolas Sarkozy |
La réaction du candidat de l'UMP était sans doute la plus attendue après l'allocution de Jacques Chirac, au cours de laquelle le chef de l'Etat a annoncé qu'il ne briguerait pas un troisième mandat... sans pour autant évoquer son soutien à Nicolas Sarkozy. Et à la différence des autres candidats à la présidentielle, qui ont immédiatement réagi dimanche soir, le leader de l'UMP a attendu jusqu'à lundi matin pour commenter l'événement. Après le "coup de chapeau" de François Bayrou au président sortant et l'hommage critique de Ségolène Royal (PS) soulignant la "dignité" d'un "adversaire politique", Nicolas Sarkozy s'est dit "touché" lundi matin sur France-Inter. "C'était un moment émouvant, digne", a-t-il simplement déclaré.
Nicolas Sarkozy a dit retenir notamment de Jacques Chirac "son énergie extraordinaire" et "sa volonté de surmonter les épreuves", en évoquant un homme "complexe et pudique". Il a ajouté qu'il "savait" ce que Jacques Chirac s'apprêtait à dire dimanche. "Je sais même comment cela va se passer dans la suite, car Jacques Chirac et moi, on s'est beaucoup parlé", a-t-il confié, en évoquant le soutien que le président devrait apporter à sa candidature. Invité à dire qu'il se sentait l'héritier de Jacques Chirac, le président de l'UMP a indiqué "ne se sentir l'héritier de personne : la France, c'est la République, ce n'est pas un héritage".
Du thème de la "rupture" à l'évocation de "points communs"
Le candidat de l'UMP a longtemps affecté de ne pas rechercher le soutien du chef de l'Etat, mettant plutôt en avant le thème de la "rupture". Depuis qu'il s'est imposé comme candidat incontesté de la droite parlementaire, il a multiplié au contraire les appels du pied, jusqu'à dire dimanche que le soutien de Jacques Chirac serait "un événement politique important". "Quelqu'un qui aura été 12 ans président de la République, deux fois Premier ministre, si jamais par extraordinaire il disait que sur l'ensemble des candidats à cette élection, il lui semblait que je serai capable d'assumer cette fonction, ça a un certain poids pour les Français qui s'interrogent", avait-il déjà souligné jeudi sur France 2. Tout en soulignant : "Nous avons eu des affrontements, mais au fond, quand je regarde toute cette vie, peut-être qu'il y a des points communs".
Des points communs avec Jacques Chirac, c'est précisément ce que François Bayrou, promu parmi les principaux rivaux du ministre de l'Intérieur dans la course présidentielle, paraît vouloir dénier à Nicolas Sarkozy. Le candidat UDF a indiqué dimanche soir qu'à ses yeux, Chirac et UMP sont deux mots qui ne vont pas ensemble. Il a souligné aussi sa propre proximité avec les valeurs républicaines, démocratiques et européennes défendues par Jacques Chirac dans son allocution. Même angle d'attaque pour le porte-parole de Ségolène Royal : Arnaud Montebourg a retenu pour sa part l'exhortation du chef de l'Etat à refuser l'extrémisme. A ses yeux, ce passage de l'allocution du président constitue une condamnation de "l'alliance que tente de construire Nicolas Sarkozy avec le parti de la famille Le Pen".
D'après agence
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