Nicolas Sarkozy en Martinique le 23 mars 2007 © TF1/LCIRépliquant aux accusations portées contre des policiers dans l'affaire de la maternelle Rampal à Paris, Nicolas Sarkozy a affirmé dimanche que la mise en garde à vue de la directrice d'école était liée à des soupçons de "coups portés à un policier" et qu'il fallait laisser la justice "faire son travail".
"Cette affaire n'est en aucun cas en liaison avec l'interpellation d'un immigré sans papier, c'est une affaire judiciaire déclenchée parce que des coups ont été portés à un policier", a déclaré le ministre de l'Intérieur et candidat UMP à la présidentielle au "Grand rendez-vous" Europe 1/TV5 Monde/Le Parisien. "La justice veut savoir dans quelles conditions, est-ce qu'on veut empêcher la justice de faire son travail ?", a-t-il interrogé.
"Sous prétexte qu'il était dans la rue de l'école, il faudrait le laisser en liberté ?"
A propos de l'interpellation d'un sans papier aux abords de l'école Rampal - qui a déclenché les incidents de mardi dernier dans lesquels la directrice est mise en cause -, Nicolas Sarkozy a défendu le travail de la police et son droit à agir à cet endroit.
A un journaliste qui lui faisait remarquer "vous aviez dit que ça ne devait pas se produire devant une école", le ministre a répliqué : "pas du tout. J'ai dit qu'on n'expulserait pas d'enfants scolarisés pendant l'année scolaire". Affirmant que le grand-père chinois en situation irrégulière, interpellé dans un débit de boissons faisant face à l'école, avait été contrôlé lors d'une procédure "inopinée", le ministre a insisté : "Sous prétexte qu'il était dans la rue de l'école il faudrait donc le laisser en liberté, en revanche il aurait été dans la rue à côté, là il eût été normal de le contrôler ? Je croyais que le territoire de la République c'était les mêmes droits et les mêmes devoirs sur tous les trottoirs de la République, qu'est-ce qu'on me proposait là?".
D'après agence
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