Gérard Schivardi © Election présidentielle - TF1/LCILe candidat soutenu par le Parti des travailleurs, Gérard Schivardi, va devoir trouver dans l'urgence un autre slogan. La commission nationale de contrôle de la campagne présidentielle (CNCCEP) a en effet décidé jeudi de ne pas homologuer son affiche et sa profession de foi, le présentant comme "Le candidat des maires", estimant que cette présentation pouvait induire en erreur les électeurs. La Commission a interprété ce slogan comme exprimant "un soutien de la généralité des maires des communes de France, soutien que le candidat n'a pas pu justifier".
Conséquence directe : les commissions locales de contrôle - une par département - ne pourront pas les distribuer, ce qui fait qu'elles ne seront pas vues ou lues par les électeurs. Gérard Schivardi va donc devoir présenter à la CNCCEP un nouveau document, qu'elle examinera lors de sa prochaine commission mercredi.
"Nous allons nous conformer à la décision"
Le candidat a réagi vendredi à cette non-homologation, qui devrait coûter 300.000 euros à son budget de campagne. "La décision qui vient d'être prise à mon encontre constitue un premier pas, un premier coup porté contre toutes les libertés", a-t-il lancé. "J'entends aller jusqu'au bout du mandat qui m'a été confié", a-t-il ajouté. Daniel Gluckstein, le directeur de campagne de Gérard Schivardi, a annoncé qu'une une démarche de recours suspensif auprès du Conseil constitutionnel et du Conseil d'Etat allait être lancée. "Nous allons nous conformer à la décision de la commission et soumettre une nouvelle proposition d'affiche et une nouvelle profession de foi", a-t-il précisé.
En 2002, la commission avait déjà recalé le matériel de campagne d'un autre candidat Alain Madelin (DL), parce qu'y figuraient les trois couleurs nationales, ce qui n'est pas autorisé sauf si le bleu-blanc-rouge fait partie de l'emblème ou du sigle d'un parti. Cette commission collégiale, présidée par le vice-président du Conseil d'Etat, Jean-Marc Sauvé, est chargée de veiller au respect de l'égalité entre candidats et de s'assurer que la réglementation applicable à l'élection n'a pas été méconnue.
D'après agence
Schivardi assigné en référé par l'Association des maires de France |
L'Association des maires de France (AMF) poursuit Gérard Schivardi, afin qu'il cesse de se présenter comme "le candidat des maires". Saisi en urgence, le juge rendra sa décision lundi après-midi. "Il a reçu des signatures d'un certain nombre de maires, comme les autres candidats, mais cela ne lui donne pas le droit de se présenter comme candidat des maires. Il s'est arrogé ce droit", a plaidé l'avocat de l'AMF. L'AMF est une association d'utilité publique qui "représente la quasi totalité des maires, plus de 34.000 sur 36.000" et il est donc "essentiel qu'elle soit apolitique", a insisté son avocat, qui demande que soient interdites, sous astreinte financière, toute mention et toute déclaration présentant M. Schivardi comme "le candidat des maires". L'avocat de Gérard Schivardi a répliqué que celui-ci "n'a jamais dit qu'il était le candidat des maires" mais "candidat des maires, soutenu par le Parti des travailleurs". "Vous ne trouverez sur aucun de ses tracts l'emploi de l'article Le", a-t-il insisté. "Ce slogan est la raison même de sa candidature: un regroupement de maires pour rétablir le respect de la ruralité", a expliqué l'avocat du candidat. |
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