Chirac aux voeux de la presse © TF1/LCIVous pourrez suivre cette intervention à 20h
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Après douze ans passés à l'Elysée, Jacques Chirac fera part aux Français ce soir à 20 heures de ses intentions pour l'élection présidentielle. Une allocution télévisée très attendue à six semaines du premier tour et à cinq jours de la date limite de dépôt des parrainages pour une candidature. Le chef de l'Etat, élu à la présidence en 1995 et qui achève son deuxième mandat, n'a jamais fait part explicitement de ses intentions, même s'il apparaît comme hautement improbable, pour l'ensemble de la classe politique, qu'il décide de se représenter.
Mi-février, il avait évoqué "l'après-Elysée" dans une émission télévisée. "Il y a sans aucun doute une vie après la politique. Jusqu'à la mort", avait-il dit. "Le jour où je n'aurai plus de responsabilités de cette nature, eh bien j'essaierai de servir la France, les Français d'une autre manière", avait poursuivi le chef de l'Etat, entré en politique il y a plus de 40 ans. Si le suspense apparaît limité quant à ses intentions personnelles, reste une question : apportera-t-il, ce dimanche, son soutien à Nicolas Sarkozy ? Ce dernier l'en presse dans Le Journal du Dimanche : "s'il m'apportait son soutien, ce serait un événement politique important", souligne le candidat de l'UMP.
Partisans et détracteurs font déjà le bilan des années Chirac
Mais sans attendre l'intervention de ce soir, c'est déjà l'heure du bilan pour ses partisans et détracteurs, et le président lui-même, comme vendredi à l'issue du Sommet européen. Jacques Chirac a ainsi fait son mea culpa après l'échec du référendum de mai 2005 sur la Constitution européenne. "Je suis désolé, peut-être, de n'avoir pas fait tout ce qu'il aurait fallu pour éviter ce qui a été une mauvaise chose pour l'Europe et pour la France", a-t-il dit. Il a également admis avoir reproché, "peut-être de façon excessive", aux ex-pays de l'Est entrés dans l'UE leur alignement sur Washington lors de la guerre en Irak. Mais, parallèlement, il a justifié son action, citant son soutien à l'euro, ses initiatives pour l'Europe de la défense et son combat pour l'écologie.
Sur la scène intérieure, Laurent Fabius n'est pas tendre. Dans Le Parisien, l'ancien Premier ministre socialiste juge que "sa longue présidence aura fait perdre pas mal de temps à la France. C'est cela qui me frappe : par rapport aux grands problèmes de notre pays et de l'Europe, une présidence du temps perdu". Le candidat de l'UDF, François Bayrou, a en revanche salué vendredi à Perpignan, "un bon représentant de la France en politique extérieure qui n'a pas craint, lorsqu'il le fallait, au moment de la guerre en Irak, de mettre la France au premier rang de la défense de nos principes".
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