Nicolas Miguet en garde à vue pour des soupçons de détournement de parrainages © TF1/LCINicolas Miguet, président du Rassemblement des contribuables français (RCF) et candidat à l'élection présidentielle, a été mis en examen jeudi dans la cadre d'une affaire de suspicion de détournement de parrainages, a annoncé son avocat. Dans la journée, le Parquet de Paris avait ouvert une information judiciaire. Nicolas Miguet, qui était en garde à vue depuis mardi dans les locaux de la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP), a été transféré jeudi matin au palais de justice de Paris où il a été présenté dans l'après-midi à un juge d'instruction.
Il a été mis en examen pour "fabrication de documents de nature à induire le public en erreur et tentative de détournement d'informations destinées à des autorités publiques". Ces infractions sont passibles de 7 ans de prison et de 100.000 euros d'amende. Le candidat a été placé sous contrôle judiciaire, conformément aux réquisitions du parquet, ce qui ne lui interdit pas de se présenter à l'élection présidentielle s'il obtient les 500 parrainages d'élus requis. Ce contrôle est assorti du versement d'une caution de 5.000 euros.
Manifestation de soutien
Interrogé par téléphone durant son transfert au palais, Nicolas Miguet a dénoncé "une procédure contre un candidat qui dispose de preuves de corruption contre certains des 'grands' candidats", estimant qu'il y avait dans cette affaire "moyen d'utiliser une autre procédure, notamment en faisant saisir le courrier" incriminé. Il a également annoncé la tenue d'une manifestation de soutien samedi à 14 heures (départ place de la Bourse).
Le 24 février, le Conseil constitutionnel avait mis en garde les élus, dont les 36.000 maires de France, en mesure de parrainer les candidats à l'élection présidentielle, contre une opération massive d'envoi de Nicolas Miguet (lire notre article).
(D'après agence)
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