Des isoloirs dans un bureau de vote © TF1/LCILa présidentielle susciterait-elle un engouement sans précédent ? La réponse est clairement affirmative si l'on en juge par l'augmentation actuelle du nombre d'inscriptions sur les listes électorales. Le chiffre s'est en effet très sensiblement accru, notamment dans les villes, grandes comme moyennes, et certaines banlieues, selon les données provisoires recueillies auprès de mairies et préfectures.
Pour preuve Paris, où le nombre d'inscriptions nettes sur les listes électorales en 2006 a atteint plus de 109 000 noms contre 88 000 lors des dernières présidentielles. Et si la progression du nombre d'électeurs est en partie liée au nouveau système d'inscription automatique des jeunes, elle n'en reste pas moins très significative. Mais le phénomène est loin d'être circonscrit à la capitale. A Lille, la hausse du nombre d'inscrits est encore plus spectaculaire : il y avait eu 12 700 nouveaux inscrits en 2002, il y en aujourd'hui plus de 21 200, soit une hausse de 67,5%.
Dans les villes moyennes : même phénomène. A Roubaix, dans le Nord, on a ainsi enregistré une progression de plus de 65% des inscrits. "En 15 ans, c'est la première fois qu'on arrive à ce chiffre-là", selon la mairie, qui souligne "une poussée des inscriptions chez les 18-40 ans".
En banlieue parisienne, le nombre des électeurs a également grimpé. Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne), la plus grosse commune en nombre d'électeurs du département, enregistre près de 6 300 nouveaux inscrits sur un total de plus de 48 600 électeurs. "On a vraiment senti que les gens avaient envie de voter", relève la municipalité. Et à Clichy-sous-Bois, berceau des violences urbaines d'octobre 2005, l'envie de participer à la vie politique semble également gagner un nombre croissant d'habitants, en particulier de jeunes. Au lendemain des émeutes, ces derniers se sont inscrits massivement sur les listes électorales.
Avec agence
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