Jean-Marie Le Pen, en meeting le 25 mars à Toulouse © LCIJean-Marie Le Pen était ce dimanche en meeting à Toulouse. Le candidat FN à la présidentielle s'en est pris ouvertement à ses concurrents, en dénonçant leur "l'hypocrisie électorale", évoquant des thèmes qu'il estime être les siens, comme l'attachement au drapeau tricolore, ou à la Marseillaise, revendiqué par Ségolène Royal.
"Les Français se disent que tout cela, c'est exactement ce que disait Le Pen il y a quelques années, et donc qu'il avait raison. Ils se disent : on a eu tort de ne pas voter pour lui la dernière fois, cette fois-ci on va rectifier le tir", a-t-il estimé. "Un passeport ou une carte d'identité n'ont jamais fait une nationalité, et un drapeau n'a jamais fait un patriote.Le patriotisme, ça se prouve par des actes", a-t-il dit.
"Les électeurs vont me rejoindre plus nombreux"
Mais le président du FN s'est dit toutefois "très content" d'assister "à cette démarche qui consiste à dire que Le Pen avait raison". "Les billes que mes principaux concurrents ont pris dans mon sac, je vais les récupérer, je le sais. Et mon sac sera plus gros. C'est la règle du jeu", a-t-il poursuivi. "En volant mes idées, en fait, mes concurrents les valident. Les électeurs vont donc me rejoindre plus nombreux encore puisque j'avais donc raison depuis longtemps", a-t-il ajouté.
Jean-Marie Le Pen a réaffirmé sa conviction d'être au delà des 14% dont le créditent actuellement les sondages. "Ces sondages ne veulent rien dire, on le sait. Ce qui compte, c'est leur évolution. Si on les compare avec ce qui s'est passé en 2002, alors j'aurai plus de 20% des voix au premier tour", a-t-il dit, faisant allusion à sa qualification au second tour il y a cinq ans face à Jacques Chirac.
Incidents en marge du rassemblement |
Des incidents ont opposé dimanche à Toulouse certains manifestants ayant au rassemblement contre le Front national aux forces de l'ordre. Chargeant et répliquant à l'aide de gaz lacrymogène à des manifestants leur jetant des pierres et des bouteilles, les forces de l'ordre ont procédé à plusieurs interpellations dans le secteur de la Place Arnaud Bernard. D'autre part, près de 500 personnes selon les organisateurs, 300 selon la police, ont participé, avant les incidents, à une manifestation anti-FN, à l'appel de plusieurs partis de gauche, syndicats et associations de défense des droits de l'Homme. |
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