Nicolas Sarkozy à Meaux, pour une rencontre avec les habitants d'une cité (13 avril 2007) © TF1/LCIAlors que ses adversaires politiques lui reprochent de ne pas être capable de retourner en banlieue, le candidat UMP avait soigneusement fait préparer la rencontre par sa porte-parole Rachida Dati. Vendredi soir, Nicolas Sarkozy, invité par deux associations de banlieue, "Energie citoyenne et Esprit sportif, a dialogué pendant une heure avec plus d'une centaine d'habitants d'une cité de Meaux, dans une ambiance parfois tendue. Peu de caméras et de journalistes sur place, pour ce rendez-vous pris sans beaucoup de publicité.
D'emblée, le candidat UMP a été interpellé par Karim Zéribi, président du Parlement des banlieues, chargé de conduire les débats : "Nous n'égorgeons pas de moutons dans la baignoire" lors de fêtes religieuses musulmanes. "Nous avons des abattoirs, des vétérinaires". Dans un climat passionné, interrompu d'appels à l'assistance ("calmez-vous", "laissez-le parler") lancés par Karim Zéribi, Nicolas Sarkozy a défendu la "discrimination positive", et assuré que personne autant que lui "n'a autant fait pour que les musulmans français puissent vivre dans la dignité, l'égalité, l'honnêteté".
"Allez-vous retirer kärcher et racailles ?" "Non, je ne les retire pas"
A un homme dans l'assistance lui demandant s'il comptait "retirer kärcher et racailles", l'ancien ministre de l'Intérieur a répondu en réexpliquant les conditions dans lesquelles il avait été amené à prononcer ces deux mots, avant de conclure : "non, je ne les retire pas".
S'il est élu président, s'est engagé le candidat UMP, il mettra en oeuvre un "plan Marshall 2" en faveur des 250.000 jeunes des cités, opérationnel dès le "1er janvier 2008", pour que tous aient "une formation, une qualification, un emploi". Pourquoi ne pas l'avoir fait quand il était ministre? "Si je veux devenir président, c'est parce que j'ai compris que c'est là haut que tout se jouait", a rétorqué Nicolas Sarkozy.
D'après agence
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