François Bayrou et Ségolène Royal © TF1/LCIFrançois Bayrou, candidat UDF à la présidentielle, a exclu lundi sur France Inter tout "accord d'alliance" avec le PS avant le premier tour de l'élection présidentielle. "Il n'y a aucun accord d'alliance imaginable dans une élection présidentielle avant le scrutin", a-t-il dit, interrogé sur la proposition de Michel Rocard, relayée par Bernard Kouchner, d'une alliance Royal-Bayrou "avant le premier tour", pour battre Nicolas Sarkozy. Dimanche, il avait toutefois déclaré que cette proposition était pour lui "un très grand espoir de pouvoir rassembler au delà des clivages habituels" (lire notre article).
Invité à dire s'il était prêt à se ranger derrière Ségolène Royal au second tour s'il n'était pas lui-même qualifié, François Bayrou a expliqué qu'il n'entendait pas être "ramené dans le camp contre camp" et "retomber dans le système où ce serait seulement un changement de camp". "Dans une élection présidentielle, chacun des candidats se présente avec un projet et une idée de majorité. Nicolas Sarkozy veut une majorité de droite très à droite, Ségolène Royal veut (...) une majorité de gauche", a-t-il estimé. "Moi, a-t-il poursuivi, je veux cette majorité nouvelle capable de faire travailler ensemble des gens de gauche et de droite républicaine et de gagner".
Allègre pour... Fabius contre
Dans une interview au Parisien, lundi, Claude Allègre, lui, juge "tout à fait concevable" une alliance PS/UDF mais "pas opérationnelle" avant le second tour. Selon l'ancien ministre de l'Education nationale, qui "est tenté" de voter Voynet, "Michel Rocard et Bernard Kouchner répètent ce qu'avait déjà dit Dominique Strauss-Kahn : il n'y a pas de différences considérables entre ce que propose Bayrou et ce que proposent les socialistes".
Condamnant l'appel de Rocard qui "ne rend pas service" à Ségolène Royal, Laurent Fabius a quant à lui "totalement exclu" lundi une telle alliance. Concernant les électeurs de gauche qui seraient tentés de voter pour le candidat centriste le 22 avril, l'ancien Premier ministre socialiste a jugé sur Canal+ "un peu bizarre ce raisonnement qui consiste à dire : pour battre la droite, il faut voter à droite". "François Bayrou, il est à droite", a-t-il martelé. Il a souligné n'avoir vu François Bayrou dans "aucune des mobilisations de gauche depuis 2002". "A l'approche des élections, c'est devenu une espèce de rebelle anti-capitaliste", a-t-il ironisé.
Bayrou : "je serai le vote utile" |
Dans un entretien accordé au quotidien Sud-Ouest de lundi, François Bayrou affirme représenter "le vote utile" au premier tour pour battre Nicolas Sarkozy au second. "Quel est le seul candidat qui devance Nicolas Sarkozy dans tous les sondages de second tour? Quel est le seul candidat qui va faire bouger les lignes? C'est parce que je réunis ces deux assurances que je serai dimanche prochain le vote utile", assure le candidat de l'UDF. En cas de victoire le 6 mai, François Bayrou a avancé "deux hypothèses" pour les législatives des 10 et 17 juin : "ou bien des candidats communs qui seront les candidats de la majorité nouvelle, ou bien des candidats ayant entre eux un accord de désistement". |
(D'après agence)
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