Bayrou : "si je ne suis pas élu, rien ne changera"

Par D.H. (avec agence), le 08 avril 2007 à 15h26 , mis à jour le 08 avril 2007 à 18h07

Il y aura "comme toujours le PS et l'UMP, l'un au pouvoir, l'autre dans l'opposition, et les problèmes n'avanceront pas", a-t-il prédit dimanche.

Election présidentielle/TF1-LCI : François Bayrou, en Corse, le 7 avril 2007François Bayrou, en Corse, le 7 avril 2007 © Election présidentielle/TF1-LCI

Alors que le score de François Bayrou reste une des grandes inconnues du scrutin présidentiel, le candidat de l'UDF a défendu une nouvelle fois dimanche la vision qu'il propose aux Français. Interrogé sur Canal+, le centriste a expliqué : "si je ne suis pas élu en 2007, il n'y a rien qui change". Il y aura "comme toujours l'appareil PS et l'appareil UMP, l'un au pouvoir, l'autre dans l'opposition, en embuscade, et les problèmes n'avanceront pas".

Rappelant qu'en Allemagne, "les électeurs ont obligé les deux états-majors à sortir de leur enfermement et à se mettre ensemble pour gouverner" le pays, il a souligné qu'"en 18 mois, l'Allemagne a réalisé des progrès qui laissent l'Europe entière époustouflée". "Si ça marche en Allemagne, ça peut marcher chez nous !", s'est-il exclamé, estimant que cela "se passe partout en Europe, pour le plus grand bien des pays". Et c'est ce "souffle nouveau" qu'il propose aux Français, consistant à "choisir un président qui obligera à se rassembler ceux qui jusqu'à maintenant se divisaient".

Electrochoc ou pas ?

"Les Français ne se rendent pas compte que cette nouveauté, c'est la vie quotidienne de chacun des pays qui nous entourent", selon lui. Dans le gouvernement qu'il formera en cas de victoire, il "faut beaucoup de visages nouveaux, un profond renouvellement". "Le temps est venu de ne plus flinguer, de construire, d'avancer, d'entendre et de se respecter", a-t-il conclu.

Dans le JDD, François Bayrou se disait déjà convaincu d'être présent au 2nd tour, une présence qui déclenchera un "électrochoc tranquille mais un électrochoc déterminant". Reprenant le terme, Faouzi Lamdaoui, secrétaire national du PS à l'Egalité et au partenariat équitable, a estimé dimanche que François Bayrou avait besoin d'un "électrochoc pour retrouver sa droite et sa gauche".

Egalement invités de Canal+ dimanche midi, Gérard Schivardi, qui dit avoir déjà recueilli 200.000 euros de dons pour rembourser ses affiches interdites en justice, a affirmé qu'il ne donnerait pas de consigne de vote au second tour et glisserait lui-même un bulletin blanc dans l'urne, et José Bové a appelé à "changer aujourd'hui", pas dans un "futur lointain" et sans attendre "une révolution mythique".

Par D.H. (avec agence) le 08 avril 2007 à 15:26
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