François Bayrou lors de son meeting au Zénith de Paris, le 21 mars 2007 © TF1/LCIPour relancer sa campagne alors que les sondages indiquent pour lui un tassement, François Bayrou veut retrouver un espace original entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal. Lundi soir, à Reims, il s'en est pris aux socialistes qui auraient, selon lui, abandonné une partie de leur combat. Ainsi, il a fustigé ceux qui ont "fait le plus de privatisations, donné le mandat de gestion à Lagardère chez Airbus et conduit" le pays à sa situation actuelle, en se disant "sur bien des sujets plus à gauche qu'eux".
Le candidat UDF a affirmé qu'il "défendait des valeurs républicaines plus fortes" que certains au PS, ajoutant que "beaucoup de gens de la gauche moderne le soutenaient". Le PS, a-t-il dit, "c'est le parti qui a fait de fait le plus de privatisations, qui a laissé déraper le déficit et la dette, qui a laissé partir les services publics, qui a donné un mandat de gestion à Lagardère chez Airbus et qui a conduit à la situation où nous sommes", a-t-il accusé. "J'étais tout seul pour défendre à l'Assemblée l'ASS" (Allocation spécifique de solidarité) "et pour lutter contre la privatisation des autoroutes", a-t-il insisté, rappelant que lors de la motion de censure déposée par le PS en mai 2006, il était "monté à la tribune et avait voté la censure".
"Une crise exceptionnelle"
Par ailleurs, François Bayrou a affirmé que la France connaissait "une crise exceptionnelle", "imposant une réponse exceptionnelle", et fait valoir qu'il était le seul à même de "rassembler" pour la sortir de cette situation. Tout au long de son déplacement à Reims, puis lors d'une réunion publique en début de soirée, le candidat centriste a affirmé que "jamais de sa vie, il n'avait vu la France dans l'état où elle est". Il a cité le chômage, la dette, l'exclusion, jugeant que "tout cela décrivait un pays en état de crise profonde". "Ni Nicolas Sarkozy, ni Ségolène Royal n'ont les moyens de sortir le pays" de cette situation, car, a-t-il dit, "leur base est trop étroite". Prônant le "rassemblement" autour de lui, il a prévenu les Français "des désillusions" qui les attendaient s'ils accordaient leurs suffrages à l'un ou l'autre des candidats UMP et PS.
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