Le campement de tentes des Enfants de Don Quichotte près du canal Saint-Martin, à Paris © TF1/LCIAu lendemain de l'annonce des Enfants de Don Quichotte de retirer leur campement parisien des bords du Canal Saint-Martin, plusieurs candidats à la présidentielle jugent l'action de ce collectif citoyen lancé au mois de novembre par Augustin Legrand. François Bayrou a estimé samedi à Ajaccio que l'action des Enfants de Don Quichotte, a été "utile", même si la réinsertion des personnes sans domicile est "un travail de longue haleine".
Le candidat centriste a rappelé s'être engagé à créer 20.000 "logements d'extrême urgence" par an, "ce qui devrait permettre en cinq ans d'arriver à peu près au niveau souhaitable pour qu'il y ait le moins possible de SDF dans les rues et si possible qu'il n'y en ait plus". Ces personnes, "il faut les accompagner dans leur reconstruction, parce que c'est l'image d'eux-mêmes qui est détruite", a-t-il poursuivi. "Ca demande des mois et des années", "il n'existe pas évidemment de solution miracle en quelques jours".
"Efficacité modeste"
De son côté, Nicolas Sarkozy, a estimé samedi que les Enfants de Don Quichotte, ont fait "du bon travail" mais ne sont pas les seuls. Interrogé par des journalistes après une séance de signature de son nouveau livre, Ensemble, dans une librairie de Saint-Rémy-de-Provence, Nicolas Sarkozy a répondu : "Je ne veux pas me focaliser sur une seule association. Les Don Quichotte ont fait du bon travail mais il y aussi ATD Quart Monde, Emmaüs et l'ensemble du monde associatif". "Pour les sans-logis, j'ai fait une proposition: le droit opposable au logement dans les deux ans", a-t-il ajouté.
Jean-Marie Le Pen, candidat FN à l'Elysée, a estimé pour sa part que Les Enfants de Don Quichotte s'étaient "condamnés" à "lutter contre les moulins" et qu'ils avaient eu, de fait, "une efficacité modeste". "Elle a été modeste et a simplement donné l'occasion au gouvernement de sortir une de ses armes habituelles: voter une loi, faire un petit texte sur du papier et puis la situation est réglée", a-t-il ironisé sur Canal +. Cette loi sur le droit au logement opposable relève d'un "procédé ridicule : des malheureux qui n'ont pas un centime, vous allez leur demander de faire une instance devant les tribunaux ? C'est absurde", a tranché le candidat FN.
(D'après agence)
Retour MYTF1
Chargement en cours...




