François Bayrou en déplacement dans les DOM TOM, le 31 mars 2007 © LCIFrançois Bayrou, cible des attaques de l'UMP et du PS et qui marque le pas dans les sondages, a tenté de reprendre la main dimanche, dénonçant la "connivence" des forces politiques et économiques et proposant la suppression de l'ENA, symbole pour lui de cette "caste". Régulièrement taxé d'"immobilisme" par Nicolas Sarkozy et d'"allié" de la droite par le PS, le candidat UDF, qui oscille autour de 20% dans les sondages après avoir atteint 24%, a contre-attaqué en dénonçant une "rupture profonde entre le pouvoir et les citoyens".
Le classement de sortie de l'ENA supprimé
Le ministre de la Fonction publique François Sauvadet a annoncé jeudi que la suppression du classement de sortie de l'Ecole nationale d'administration, pour que ce concours, passé à 25 ans, n'oriente pas toute la vie professionnelle.
Publié le 06/10/2011
Il a donc proposé, au deuxième jour de sa mini tournée en Guadeloupe, Martinique et en Guyane, la suppression de l'Ecole Nationale d'Administration (ENA), et son remplacement par une "école des services publics", réforme qui rentrerait en vigueur "après 2008". "Ce choix est un symbole. J'ai pris le sommet pour faire sauter le bouchon de champagne", a-t-il ensuite affirmé car "il faut qu'une page se tourne". Il propose que les diplômés de cette nouvelle "école des services publics" se consacrent au service public "pour une longue période" au lieu d'aller dans le privé après quelques années.
"Ce sont les Français qui votent"
François Bayrou, qui avait mené la charge ces derniers mois contre la "collusion" entre politiques et groupes industriels propriétaires de médias, avait déjà vivement réagi, samedi à Fort-de-France, à un article du journal Le Monde (dont le groupe Lagardère est actionnaire), où l'UMP et le PS estimaient que le "moment Bayrou" est fini. Or "ce sont les Français qui votent. C'est pas le parti socialiste, c'est pas l'UMP, c'est pas les journaux qui appartiennent à la pensée unique, et qui voudraient que l'élection n'ait pas lieu, qu'on aille directement au second tour dans lequel leurs chéris sont sélectionnés à l'avance", a déclaré François Bayrou, interrogé sur cet article. "Je pense au contraire que les Français en ont par-dessus la tête de cette arnaque, et ils sont décidés à imposer leur second tour", a-t-il ajouté.
Revenant sur la proposition de Ségolène Royal de créer "contrat première chance" pour les jeunes sans diplôme, François Bayrou a estimé que ça ne "marchera pas". "Elle se trompe si elle veut le limiter aux trop petites ou aux très petites entreprises", a déclaré le président de l'UDF, qui propose lui un "contrat première expérience" à toutes les entreprises, quelle que soit leur taille. L'idée est d'aider ces dernières à prendre en charge un jeune qui n'a pas de formation pendant six mois ou un an.
D'après agences
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