Jean-Marie Le Pen à Lyon, le 11 mars 2007 © TF1-LCINicolas Sarkozy "est un candidat qui vient de l'immigration, moi je suis un candidat du terroir. C'est vrai qu'il y a une différence, un choix qui peut être considéré comme fondamental par un certain nombre de Français". La phrase signée Jean-Marie Le Pen a fait immédiatement mouche auprès des journalistes qui l'interviewaient dimanche soir (lire notre article), elle n'a pas tardé à faire réagir les politiques.
Aussitôt la fin de l'émission dimanche soir, le PS a dénoncé des propos "inacceptables et (qui) relèvent de la xénophobie exprimée régulièrement par cet homme d'extrême droite". Mais, ajoute le PS, "il faut remarquer que Nicolas Sarkozy, dont la qualité de Français est mise en cause, est pris au piège de sa surenchère identitaire malsaine avec Jean-Marie Le Pen".
Il "confirme sa haine de l'étranger"
Et lundi, Gérard Schivardi, candidat d'extrême-gauche soutenu par le Parti des travailleurs, a déclaré sur Europe 1 s'être "senti visé" par les propos de Jean-Marie Le Pen. "Je suis petit-fils d'immigré italien, ça fait mal quelque part." A son tour, Yves Jégo, secrétaire national de l'UMP, a jugé lundi "inadmissibles et insupportables" les propos de Le Pen qui révèlent "une fois encore la face hideuse de son extrémisme". "En cherchant à faire une nouvelle provocation en affirmant qu'il serait plus français que Nicolas Sarkozy", a-t-il ajouté, "le dirigeant du FN confirme sa haine de l'étranger et son refus de voir que 3 Français sur 4 ont un de leurs ancêtres issus de l'immigration !"
Conseiller politique de Nicolas Sarkozy, François Fillon a répondu lundi soir que "l'immigration enrichit l'identité française". L'identité selon Jean-Marie Le Pen est "quelque chose de figé", a-t-il ironisé sur France Info, "il faut une autre idée de l'identité française (...) évolutive, qui n'est jamais achevée. Chaque vague d'immigration enrichit l'identité française. Les Italiens, les Polonais, les Maghrébins, les Africains, les Asiatiques, tous ont enrichi l'identité française et cela va continuer avec le temps".
Jean-Marie est de son côté revenu sur son rival dans Ouest France lundi : le candidat du FN estime que celui de l'UMP est un homme "assez opportuniste, réaliste, très ambitieux (...) avec qui on peut parler" contrairement à Jacques Chirac qui avait une "aversion viscérale" à son égard.
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