Nicolas Sarkozy, le 27 avril 2007 © LCI"Le premier tour existe pour sélectionner deux candidats et pour que deux projets se présentent aux Français". Nicolas Sarkozy exprime une nouvelle fois son mécontentement, cette fois-ci dans les colonnes du Journal du Dimanche, concernant la tenue du débat entre Ségolène Royal et François Bayrou samedi.
Le candidat UMP a trouvé ce débat "contraire à l'esprit de nos institutions" de la Ve République, y voyant "le summum de ce que la IVe République avait de plus caricatural". Pour l'ancien ministre de l'Intérieur - qui avait qualifié samedi depuis Valenciennes (lire notre article) ce débat de "petites combines du samedi matin dans un hôtel parisien"- "les Français ont voté sans équivoque le 22 avril. Ils ne doivent pas se laisser voler leur choix".
Nicolas Sarkozy revient également dans les colonnes du JDD sur les accusations proférées à son encontre, faisant état de "pressions" sur certains médias, pour empêcher la tenue de ce débat : "Mais de quoi ne m'accuse-t-on pas dans cette campagne !" s'exclame-t-il. "Le mensonge, l'insulte, la diffamation ne devraient pas être des éléments du débat démocratique. Je plains ceux qui se sont prêtés à ces bassesses. C'est une vision salissante de la vie politique", souligne le candidat UMP dans journal dominical.
"Redescendons sur Terre!"
"Le François Bayrou que je connais depuis vingt ans ne ressemble pas à celui que j'entends aujourd'hui", ajoute-t-il. Le candidat UMP balaye une nouvelle fois toute eventualité d'un débat avec le chef centriste : "Redescendons sur Terre ! François Bayrou n'a pas été qualifié pour le second tour". Il ironise également sur l'attitude de Ségolène Royal, dont il assure ne pas comprendre la logique : "Samedi dernier, veille du premier tour, Ségolène Royal juge Bayrou pire que Sarkozy. Le dimanche, elle rappelle que sa majorité est avec l'extrême gauche. Le lundi, elle est main dans la main avec le centre. Il va falloir arrêter le curseur".
Dans le JDD, Nicolas Sarkozy aborde aussi débat à venir avec la candidate PS, qui aura lieu le 2 mai. "Ségolène Royal est un adversaire que je respecte, même si je trouve qu'elle ne se grandit pas, quand elle prononce à mon sujet des mots comme 'ignoble' ou 'brutal'. Le 2 mai, je serai moi-même. La politique ce n'est pas la guerre. La démocratie, c'est la tolérance, et s'il le faut, j'en aurai pour deux ! Et le fait qu'elle soit une femme ne changera rien", dit-il.
"Chirac en paix avec lui-même"
S'il est élu le 6 mai, le candidat UMP assure encore que le ministre de l'Emploi Jean-Louis Borloo fera partie des personnalités qui "compteront". "C'est mon ami. Il est plein de talents. C'est un de ceux, avec François Fillon, qui compteront demain autour de moi", explique-t-il, sans dire s'il fera d'eux des Premiers ministres. "Ne sautons pas les étapes. J'attendrai bien sûr pour me décider que les Français aient fait leur choix", dit-il.
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Il revient enfin sur la fin de mandat de Jacques Chirac, et précise que ses contacts avec le chef de l'Etat sortant sont "presque" quotidiens. "Je l'ai vu lundi dernier, je le vois tout à l'heure. Et je l'ai eu trois fois au téléphone cette semaine. Je le crois serein, bien dans sa tête. Il quitte la vie politique en paix avec lui-même", conclut-il dans les colonnes du JDD.
D'après agence
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