L'Assemblée nationale © TF1/LCIA neuf jours de la présidentielle, la question du mode de scrutin aux législatives fera-t-elle l'objet d'une nouvelle polémique ? Le débat est lancé par Brice Hortefeux. Dans un entretien au Figaro, le bras droit de Nicolas Sarkozy se prononce en faveur de l'instauration "d'une dose de proportionnelle" aux législatives à l'horizon de 2012. Une réforme institutionnelle qui permettrait aux extrêmes, notamment à l'extrême-droite, d'être représentés au Parlement. "La question est de savoir si nous souhaitons ou pas que le Parlement soit un lieu moderne d'expression démocratique qui conjugue efficacité et représentativité. Une formation importante, dès lors qu'elle est légale, doit pouvoir y participer", affirme le ministre délégué aux Collectivités territoriales.
Cette déclaration a aussitôt été minimisée par les porte-parole de campagne de Nicolas Sarkozy. La proposition de Brice Hortefeux "n'exprime qu'une réflexion personnelle. Elle n'engage en aucune façon le candidat Nicolas Sarkozy", déclarent dans un communiqué Rachida Dati et Xavier Bertrand. Il faut dire que l'UMP, dans son programme législatif, n'envisage le scrutin proportionnel que pour le Sénat, et non pour l'Assemblée. Selon Le Monde, François Fillon est en "désaccord total" avec cette proposition.
Des "miettes de fin de campagne"
Revendication du FN depuis de nombreuses années, cette proposition est pourtant loin de susciter l'enthousiasme de Jean-Marie Le Pen. "Ce sont les miettes que l'on donne en fin de campagne électorale pour essayer de faire croire qu'on n'est pas ce qu'on est", estime le leader frontiste sur RTL. Quant à Philippe de Villiers, président du Mouvement pour la France, il estime que cette question est sans rapport avec l'enjeu de la présidentielle. "Tout cela ne m'intéresse pas, tout cela est nul", affirme-t-il sur France Info.
De son côté, François Bayrou accuse Nicolas Sarkozy de "dérapages contrôlés" pour "chercher à se rapprocher du front national". Invité de France 2, le candidat de l'UDF fait état "d'énormément de signes, énormément d'affirmations qui montrent que Nicolas Sarkozy a décidé d'aller au premier tour pour se rapprocher du FN". Il ajoute que cela était "visible depuis plusieurs mois " et que " cela préoccupe un grand nombre de républicains".
Pour sa part, Ségolène Royal affirme que l'UMP est en train de "négocier en douce" une alliance avec le Front national. Lors d'une réunion publique à Belfort, la candidate socialiste a appelé les Français à refuser "une droite encore plus dure" que le gouvernement sortant et à choisir une "France plus calme" synomyme de "retour à la paix civile".
Avec agence
Retour MYTF1
Chargement en cours...




